La LDH va interpeller le préfet
Suite aux demandes qui lui ont été présentées par des associations locales,dans les heures qui ont suivi le séisme du 12 janvier 2009, le Préfet de Guadeloupe, a pris la décision de suspendre
les interpellations et les expulsions des haitiens, en situation irrégulière, vivant ici.
« C’est trés appréciable. Est ce suffisant ? », demande David Dahomay.
Il poursuit : « Un traumatisme conséquent est clairement perceptible dans la communauté haitienne, et plus particulièrement chez les sans papiers, qui une fois expiré le moratoire, risquent
d’être expulsé, et renvoyé dans un pays, dépourvu d’institutions, installé dans le désarroi, et en pleine désolation.
Rappelons que tous les statistiques, ceux du Ministère de l’Immigration, ceux plus récents du Congrès des Maires de France de décembre 2009, ceux des autorités locales, indiquent qu’en
Guadeloupe, la population de sans papiers oscille entre 5 et 6 000 personnes, c'est-à-dire un peu plus de 1% de la population de notre île. Leur situation est précaire, et leur faible présence
ne comporte aucun danger pour l’emploi local.
Haïtidoit impérativement être reconstruit. Régulariser la situation des familles haitiennes vivant en Guadeloupe, leur permettrait de participer activement et durablement à cette tâche.
Le moment n’est il pas venu, pour la France, de procéder à une révision intégrale de l’actuelle politique d’immigration, de tourner la page des quotas, des expulsions honteuses, et complétant
les secours matériels et financiers en cours, de décider dans un geste d’humanité, d’accorder un titre de séjour définitif aux haitiens sans papiers qui séjournent déjà en
Guadeloupe ?
Les sections Guadeloupe de la Ligue des Droits de l’homme, le Collectif Haïti Solidarité, vous invitent à la conférence de presse qui se tiendra le vendredi 29 janvier 2009 à 11 heures,
à la salle Rémy-Nainsouta, pour développer ces thèmes qu’ils se proposent, par ailleurs d’exposer au Préfet de Guadeloupe, au cours d’une audience qu’ils ont sollicitée. »