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Revue de l'actualité politique locale

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LE LKP LANCE DES CONVOCATIONS 19/11/09

Le LKP "convoque" les signataires de l'accord Bino, dont les élus, sauf l'Etat

Le porte-parole du collectif guadeloupéen de syndicats et d'associations LKP, Elie Domota, a "convoqué" pour vendredi les signataires des accords des 26 février et 4 mars qui ont mis fin à la grève générale de 44 jours dans le département, dont les principaux élus de l'île, à l'exception de l'Etat.
Dans un courrier, portant la mention "convocation", obtenu mercredi à Paris lors du congrès des maires de France, M. Domota propose à MM. Victorin Lurel (PS) et Jacques Gillot (DVG), présidents respectivement du conseil régional et du conseil général de Guadeloupe, une rencontre vendredi en milieu d'après-midi, à Gourbeyre.
Sont également conviés les présidents des syndicats locaux UCEG, UMPEG, OPGSS, UPA et UNAPL.
M. Domota leur écrit que la réunion de la commission de suivi du protocole du 4 mars, présidée samedi par la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et qui s'est soldée par un échec, "a confirmé le reniement de l'Etat sur nombre de ses engagements et notamment ceux relevant des prix des carburants, des produits, de l'accord salarial Bino (qui prévoit une augmentation salariale de 200 euros en Guadeloupe, ndlr), de la formation des jeunes...".
Le leader syndical souhaite "faire un état des lieux de la situation" et "(leur) faire part des initiatives que (le LKP compte) prendre dans les prochains jours".
Devant plusieurs maires guadeloupéens, M. Lurel a fait savoir qu'il ne participerait pas à la réunion et qu'il enverrait au mieux des représentants de ses services.
Le LKP, qui appelle à la "mobilisation générale" sans pour autant lancer de mot d'ordre de grève probablement par crainte d'un risque de décrédibilisation, a multiplié les initiatives depuis l'échec de la réunion de samedi.
A l'issue de celle-ci, Mme Penchard avait estimé que le LKP "était venu chercher un prétexte pour justifier une manifestation le 24 novembre".
Mme Penchard avait, selon son entourage, choisi de rendre publique cette date alors que le collectif se contentait seulement d'annoncer une série de meetings, cette semaine dans les communes et, en point d'orgue, lundi 23 à Pointe-à-Pitre.
M. Domota s'était limité à appeler "chacun à prendre ses responsabilités" en demandant à "se préparer à descendre dans la rue". Seulement 400 personnes, selon une estimation policière, avaient répondu à l'appel du collectif à manifester devant la préfecture.
Lundi, une rumeur a conduit les automobilistes à assiéger les stations-service par suite, selon les radios locales, "du dépôt d'un préavis de grève par le syndicat UGTG des pompistes".
Une "information" démentie ni par l'UGTG, fer de lance du LKP, ni par le collectif, alors qu'il ne s'agissait que d'une motion, adoptée 4 jours plus tôt, par l'unique syndicat des pompistes pour "exiger de l'Etat français le respect de ses engagements pris sur le protocole d'accord du 4 mars 2009 signé avec le LKP" et appeler "tous ses adhérents et militants à se préparer à la mobilisation générale".
Selon le syndicat patronal des gérants de stations-service, la convention collective des pompistes, qui leur accorde 265 euros de primes (tickets-restaurant, transport, mutuelle-prévoyance), un treizième mois et une prime d'ancienneté de 1% par an "correspondant à une somme de 8 centimes par litre" de carburant, impose un préavis de grève de 72 heures.
(Source AFP)
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