Le Nouveau centre menace l'UMP de reprendre son autonomie dans certaines régions
Le Nouveau centre, qui avait conclu un accord électoral global avec l'UMP pour les régionales, a menacé mercredi de reprendre son autonomie dans certaines régions, considérant que les engagements
pris sur sa représentativité dans les listes communes n'ont pas été respectés.
"Le président de la République a expliqué que des listes d'union au premier tour des régionales donnaient plus de chance de gagner et que, dans ce cadre, chacun des partenaires de la majorité
devaient être respecté. Nous sommes dans la même logique. Mais il faut, pour être respecté, que les engagements pris soient tenus et dans certaines régions, on est loin du compte", a expliqué
mercredi Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du parti centriste.
"Nous allons donc être amenés à en tirer les conséquences", a-t-il menacé à l'issue d'une réunion de l'exécutif du parti du ministre de la Défense Hervé Morin. "Un bureau exécutif se réunira samedi
pour prendre des décisions à ce sujet", a-t-il ajouté.
Le 24 novembre, l'UMP avait annoncé avoir conclu un accord électoral avec ses partenaires de la majorité présidentielle, le Nouveau centre et le MPF, pour présenter des listes uniques dans tous les
départements et régions de France, dès le premier tour des élections régionales.
Cet accord prévoyait d'accorder au Nouveau centre, un minimum de deux têtes de liste dans les région et 15 dans les départements métropolitains et entre 20 et 25% de conseillers régionaux en
position éligible.
Restait en négociation, le principe d'une troisième tête de liste régionale, avec Patrick Gob en Guadeloupe, et de deux autres têtes de liste départementale.
"Après deux mois et demi de discussions, nous avons obtenu les deux têtes de liste régionales, les 15 départementales mais pour le reste, le quota des 20% est loin d'être respecté", explique
Jean-Christophe Lagarde.