La réforme du statut de la Guyane avant la fin de l'année devant le Parlement
Le projet de loi statutaire de la future collectivité unique de Guyane "sera déposé devant la Parlement avant la fin de l'année afin qu'il soit débattu en 2011 en fonction du calendrier
parlementaire", a annoncé lundi à Cayenne la ministre de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard devant les présidents des assemblées territoriales et les parlementaires de Guyane.
"Conformément à la feuille de route du Président de la République, je suis venue en Guyane lancer la phase de consultation qui doit aboutir au dépôt de la loi devant le Parlement avant la fin
2010", a précisé Mme Penchard à l'AFP.
La méthode retenue consiste à "redonner la mains aux élus de Guyane", a poursuivit Mme Penchard, qui a fixé une première réunion "à Paris au mois de mai" afin "de vérifier que les propositions des
élus respectent les dispositions législatives".
Des ateliers de travail des deux collectivités vont trancher sur les questions du nombre de conseillers territoriaux qui siégeront dans cette nouvelle assemblée, de son fonctionnement politique, de
son nom ou encore du mode de scrutin pour élire ses futurs représentants.
La phase "d'arbitrage des propositions des élus se déroulera entre juin et septembre" afin de "faire une présentation des textes au mois d'octobre-novembre avec les contours de la loi qui devra
être soumise au Parlement", a ajouté Mme Penchard.
Pour Christiane Taubira, députée de la première circonscription de Guyane et conseillère régionale d'opposition, "il faudra réussir parce que l'enjeu est considérable. Là, il ne s'est strictement
rien passé, c'était une réunion pour réinventer le fil à couper le beurre" a poursuivi la députée.
La question de la date de mise en oeuvre de la nouvelles collectivité n'a pas été tranchée. Soit elle se mettra en place dès 2012, soit en 2014 "pour se caler sur le calendrier national" a indiqué
Mme Penchard.
Les 10 et 24 janvier, les électeurs de Guyane avaient voté très largement (70,22%) contre un accroissement de l'autonomie de la Guyane dans le cadre de l'article 74 de la Constitution, puis pour la
fusion (57,49%) du département et de la région en une seule collectivité.