Guyane : maintien en détention confirmé en appel pour Léon Bertrand
La chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Fort-de-France a confirmé mardi en début de soirée le maintien en détention de Léon Bertrand, ancien ministre délégué au Tourisme, et d'Augustin
To-Sah-Be-Nza, directeur général de la communauté de communes de l'ouest guyanais, a-t-on appris de sources judiciaires à Fort-de-France.
Le président de la chambre de l'instruction a ainsi suivi les réquisitions de l'avocat général. Il demandait le maintien en détention provisoire de Léon Bertrand pour éviter que "des pressions
soient exercées sur les parties prenantes à ce dossier et qui pourraient gêner les confrontations prévues dans les prochains jours entre les personnes mises en examen", indique-t-on de même
sources.
Les mêmes raisons ont été avancées pour ce qui concerne M. To-Sah-Be-Nza.
Au cours de l'audience publique, Léon Bertrand a indiqué qu'il "faisait confiance à la justice et qu'il lui demandait aussi de lui faire confiance", selon l'un de ses avocats.
M. Bertrand a notamment indiqué au cours de l'audience que ses anciennes fonctions de ministre l'avaient tenu à l'écart de la Guyane et qu'il ne pouvait tout contrôler.
Léon Bertrand, ancien ministre délégué au Tourisme de Jacques Chirac entre 2002 et 2007, maire de Saint-Laurent-du-Maroni et président de la Communauté de Communes de l'ouest guyanais (CCOG), est
mis en examen et écroué depuis vendredi 27 novembre pour "favoritisme et corruption passive" dans le cadre d'une information judiciaire sur des attributions frauduleuses présumées de marchés
publics en Guyane, notamment au sein de la CCOG.