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Revue de l'actualité politique locale

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M. LUREL ET LE RSA 14/10/09

RSA : Victorin Lurel réclame l’application de la loi, toute la loi, rien que la loi

Le scandale de la non application du RSA en outre-mer va encore perdurer au moins une année de plus, voire davantage encore, selon les dernières déclarations gouvernementales.


Victorin Lurel, député et président du conseil régional de Guadeloupe, rappelle cependant « que c’est outre-mer que se trouve le plus grand nombre de bénéficiaires potentiels du RSA (17,8 % de la population active au RMI en moyenne, contre 3,1% en métropole fin 2007), et que c’est pourtant uniquement dans ses territoires que ce dispositif ne sera pas applicable ! Or, selon le rapport du député Victoria commandé par le gouvernement, l’application du RSA permettrait ainsi une amélioration directe du pouvoir d’achat pour 42 % de la population dans les outre-mers (soit 356 000 foyers) pour un coût budgétaire estimé, selon la CNAF, à 250 millions d’euros par an. »

Lors du débat parlementaire d’octobre 2008, la première raison donnée à cette non-application avant janvier 2011 avait été d’ordre technique. « Le ministre de l’Outre-mer de l’époque, Yves Jégo, explique M. Lurel, promettait le RSA dans les DOM avant fin 2010 (déclaration à l’AFP le 3 septembre 2008). Au plus fort du mouvement social, début février, le même réitérait sa promesse d’appliquer le RSA dès 2009. C'était sur L’Express.fr du 2 février. Désormais, la raison avancée pour écarter l’application du RSA est l’existence d’un autre dispositif : le RSTA, fruit du conflit social de ce début d’année et qui consiste en un complément de salaire. Mais, outre que le résultat d’un conflit social ne doit pas commander l’application ou non d’une loi sur le territoire de la République, le RSTA n’est en rien comparable avec le RSA et il se révèle surtout bien moins avantageux. »
Victorin Lurel argumente : « Quand un salarié outre-mer touche 74 euro de RSTA pour 26 heures d’activité, il perçoit à revenu équivalent 107 euros s’il est célibataire, 390 euros s’il est marié avec un enfant et 403 euros s’il a deux enfants ; un travailleur à temps plein au SMIC touche 100 euros de RSTA (avec ou sous enfant), le même dans l’Hexagone aura 289 euros avec un enfant et 301 euros avec 2 enfants. »
« Le gouvernement, relève-il,  refuse donc toujours d’appliquer l’une des seules bonnes mesures sociales de ces dernières années au prétexte d’un dispositif spécifique moins favorable avec, à la clé, un véritable paradoxe : si le conflit social du début d’année n’avait pas eu lieu, le droit commun, à savoir le RSA, se serait appliqué pour le bénéfice du plus grand nombre et un avantage financier plus important. »
Victorin Lurel réclame donc, une nouvelle fois, l’application du RSA en outre-mer.
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T
<br /> j'ai garder dans un petit coin de ma memoire un brillant article d'alain lesueur sur les inconsequences des leaders du lkp a propos du rsta ,paru sur ce meme blog. l'auteur du blog serait gentil de<br /> bien vouloir l'actualiser!<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Merci pour ce rappel<br /> <br /> <br />
E
<br /> Présentation un peu curieuse quand on se souvient comment le RSA a été "retoqué" à la faveur du RSTA qui, disait-on du côté de la rue, sans que cela n'ait en rien été contredit par les élus, était<br /> préférable.<br /> <br /> Je me souviens encore parfaitement d'avoir entendu parler de ces "spécialistes" qui avaient effectué le diagnostic pour l'élite dirigeante du LKP et diagnostiqué un RSA, beaucoup "trop compliqué" -<br /> le terme "d'usine à gaz" avait même été employé par le chef des chefs des portes-parole du LKP - et qu'il fallait guérir en appliquant le RSTA.<br /> <br /> Qu'on ne nous dise pas non plus qu'on ne savait pas, puisque ceux-là même qui savaient tout mieux que tout le monde pendant ces 44 jours avaient tranché. D'ailleurs, si cela leur avait échappé<br /> (mais est-il envisageable qu'ils aient pris la moindre décision imparfaite ?) des articles étaient parus, dont un ici-même si ma mémoire est bonne, pour expliquer que les familles, en particulier,<br /> seraient particulièrement désavantagées.<br /> <br /> Il s'agit d'une illustration parfaite du LKP. La rue a obtenu ce qu'elle a voulu, qui en réalité se retourne contre elle.<br /> <br /> Dieu se moque, a dit Bossuet, des créatures qui se plaignent des effets dont elles chérissent les causes.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> En effet, on appelle cela aussi le retour du bommerang. Ça fait mal !<br /> <br /> <br />
T
<br /> Guadeloupe: les médiateurs proposent une "véritable usine à gaz" selon Domota<br /> <br /> (AFP) – 22 févr. 2009<br /> <br /> PARIS (AFP) — Le leader du collectif LKP Elie Domota a qualifié dimanche de "véritable usine à gaz" la proposition des médiateurs pour parvenir à une hausse proche de 200 euros pour les bas<br /> salaires en Guadeloupe.<br /> <br /> Les médiateurs ont proposé le versement par les entreprises d'une prime exceptionnelle exonérée de charges sociales et un complément venant du RSA et de la prime pour l'emploi.<br /> <br /> "C'est une véritable usine à gaz qui est quasiment impossible à monter, déjà que le RMI a une gestion désastreuse, alors si avec les salariés on arrive à faire un truc de ce genre-là..., je crois<br /> que c'est un truc qu'on ne peut pas mettre en place", a affirmé M. Domota sur France 5.<br /> <br /> M. Domota, également secrétaire général du syndicat UGTG et directeur adjoint de l'ANPE de Guadeloupe, a souligné que l'augmentation de salaire proposée est "plafonnée à 1.500 euros" par an et<br /> "couplée avec le RSA, une prestation sociale qui n'est pas liée au travail mais à la situation sociale des familles".<br /> <br /> "Ca veut dire que vous pouvez avoir deux salariés qui sont dans la même entreprise, qui ont la même ancienneté, qui font le même travail" connaissant "deux situations sociales différentes", "l'un<br /> pouvant bénéficier du RSA, l'autre ne pouvant pas", a-t-il expliqué.<br /> <br /> "Et et si la situation de celui qui touche le RSA évolue, il peut très bien perdre ce complément et l'employeur ne va pas lui verser ce manque à gagner", a ajouté M. Domota.<br /> <br /> Selon lui, "la formule proposée, qui a déjà montré ses limites lors de la première séance de négociations, nous pousse à penser qu'il faut aller explorer d'autres pistes", a-t-il dit, citant<br /> "notamment les pistes des exonérations concernant la CSG et la CRDS par exemple".<br /> <br /> Selon la proposition des médiateurs nommés par le gouvernement, la prime exceptionnelle qui serait versée pendant deux ans par les employeurs est soumise à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le<br /> revenu.<br /> <br /> Comme on lui demandait qui avait la clef de la situation, il a répondu: "l'Etat et le patronat local".<br /> <br /> "On a déjà entendu à plusieurs reprises l'Etat dire qu'il n'est pas là pour payer les salaires du privé, c'est la vérité, mais l'Etat est là pour aider les entreprises", a déclaré M. Domota.<br /> <br /> Les négociations entre le patronat et le LKP ont été suspendues samedi soir, aux environs de 20H30 locales, et doivent reprendre lundi.<br /> <br /> <br /> pourquoi il a refusé le RSA à ce moment, DOMOTA.<br /> Pourquoi ne pas lui poser la question ???<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Si  Domota veut répondre, ces colonnes lui sont ouvertes.<br /> <br /> <br />
T
<br /> Il ont la mémoire courte, LUREL et DOMOTA. Qui à refusé le RSA ??? voir article suivant:<br /> <br /> Guadeloupe: les médiateurs proposent une "véritable usine à gaz" selon Domota<br /> <br /> (AFP) – 22 févr. 2009<br /> <br /> PARIS (AFP) — Le leader du collectif LKP Elie Domota a qualifié dimanche de "véritable usine à gaz" la proposition des médiateurs pour parvenir à une hausse proche de 200 euros pour les bas<br /> salaires en Guadeloupe.<br /> <br /> Les médiateurs ont proposé le versement par les entreprises d'une prime exceptionnelle exonérée de charges sociales et un complément venant du RSA et de la prime pour l'emploi.<br /> <br /> "C'est une véritable usine à gaz qui est quasiment impossible à monter, déjà que le RMI a une gestion désastreuse, alors si avec les salariés on arrive à faire un truc de ce genre-là..., je crois<br /> que c'est un truc qu'on ne peut pas mettre en place", a affirmé M. Domota sur France 5.<br /> <br /> M. Domota, également secrétaire général du syndicat UGTG et directeur adjoint de l'ANPE de Guadeloupe, a souligné que l'augmentation de salaire proposée est "plafonnée à 1.500 euros" par an et<br /> "couplée avec le RSA, une prestation sociale qui n'est pas liée au travail mais à la situation sociale des familles".<br /> <br /> "Ca veut dire que vous pouvez avoir deux salariés qui sont dans la même entreprise, qui ont la même ancienneté, qui font le même travail" connaissant "deux situations sociales différentes", "l'un<br /> pouvant bénéficier du RSA, l'autre ne pouvant pas", a-t-il expliqué.<br /> <br /> "Et et si la situation de celui qui touche le RSA évolue, il peut très bien perdre ce complément et l'employeur ne va pas lui verser ce manque à gagner", a ajouté M. Domota.<br /> <br /> Selon lui, "la formule proposée, qui a déjà montré ses limites lors de la première séance de négociations, nous pousse à penser qu'il faut aller explorer d'autres pistes", a-t-il dit, citant<br /> "notamment les pistes des exonérations concernant la CSG et la CRDS par exemple".<br /> <br /> Selon la proposition des médiateurs nommés par le gouvernement, la prime exceptionnelle qui serait versée pendant deux ans par les employeurs est soumise à la CSG, à la CRDS et à l'impôt sur le<br /> revenu.<br /> <br /> Comme on lui demandait qui avait la clef de la situation, il a répondu: "l'Etat et le patronat local".<br /> <br /> "On a déjà entendu à plusieurs reprises l'Etat dire qu'il n'est pas là pour payer les salaires du privé, c'est la vérité, mais l'Etat est là pour aider les entreprises", a déclaré M. Domota.<br /> <br /> Les négociations entre le patronat et le LKP ont été suspendues samedi soir, aux environs de 20H30 locales, et doivent reprendre lundi.<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Merci pour cette reprise.<br /> <br /> <br />