Mort du gendarme clin : du sursis et des amendes
Le 12 février 2006, un jeune gendarme de la compagnie des Iles du Nord, qui tentait de stopper un run sauvage, était mortellement blessé par un motard à Saint-Martin. La mort de Raphaël Clin,
marié, père de famille, a rapidement provoqué une polémique relayée par Internet après les accusations de certains témoins faisant état de propos racistes proférés dans la foule sur les lieux du
drame. A l'époque, ce drame avait enflammé la partie française de Saint-Martin, créé des dissensions entre communautés, contraint les autorités de l'Etat, dont Michelle Alliot-marie, ministre de la
défense, à plusieurs déplacements pour calmer les esprits. Cette mort a donné lieu à une longue procédure judiciaire qui s'est conclue, vendredi, à Basse-Terre par le prononcé de peines par le
tribunal correctionnel. Pour un homicide involontaire, la mise en danger d'autrui, la conduite d'un véhicule sans permis et sans assurance, le jeune motard s'est vu condamner à deux ans de prison
avec sursis et quatre amendes de 300 euros.
A.-J. V.
Des propos anti-blancs
Le décès de Raphaël Clin décès aurait été accompagné de propos « anti-Blancs », selon ses proches. L'information judiciaire a donc été ouverte, un mois après les faits, à la fois pour homicide
involontaire et pour des propos « hostiles, menaçants et racistes », tenus en anglais, selon le procureur de la République, Patrick Quincy. « Moins d'une dizaine » d'individus serait concernés,
dont un rasta originaire de l¹île anglophone de Sainte-Lucie. C'est lui qui aurait « manifesté sa joie » après l¹accident en chantant « Fucking Babylone ! » Cette double information judiciaire «
satisfait et soulage » l¹avocat de la veuve de Raphaël Clin, Me Olivier Morice. Celui-ci a regretté toutefois qu'il « faille trente jours pour ouvrir une enquête judiciaire à Saint-Martin. Alors
que trois suffisent à Sarcelles ».