SIDA À SXM : ALARMANT !
Vendredi 6 novembre, le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, présidera le premier
comité interministériel de l’outre-mer (CIOM) depuis le début de son mandat.
L'association Aides Saint-Martin s'alarme d'uns-e situation difficile.
Dans cette perspective, nous apprenons que l’antenne de l’association Aides à
Saint-Martin a dressé, dans un rapport daté du 7 octobre et rédigé dans le cadre
des États généraux de l’outre-mer (ÉGOM) lancés par le président de la
République le 19 février, un tableau alarmant de la situation des personnes
vivant avec le VIH (PVVIH) dans cette collectivité d’outre-mer (voir pièce jointe).
« Aides Saint-Martin rappelle que 1,5% de la population de cette collectivité
vit avec le VIH. L’organisation estime que le changement de statut de Saint-
Martin (passée en juillet 2007 du statut de commune du département de la
Guadeloupe, régie par l’article 73 de la Constitution, à celui de collectivité
d’outre-mer, régie par l’article 74) a aggravé la situation des PVVIH en matière
de couverture sociale, de droits des personnes handicapées, de titre de séjour ou
de logement.
Aides Saint-Martin souligne que les homophobies font obstacle à la
prévention et au suivi des PVVIH avant de conclure notamment que
« l’amélioration des conditions de vie des personnes concernées par le VIH, c’est-à-
dire de l’ensemble de la population de Saint-Martin, passe prioritairement par
l’autonomisation du fonctionnement de la sécurité sociale vis à vis de la Caisse
générale de sécurité sociale de Pointe-à-Pitre ».
Tjenbé rèd salue de nouveau l’engagement pris par Nicolas Sarkozy le 18 avril 2007 [1] :
«Je mettrai en place un comité interministériel qui devra [...] dresser le bilan des
politiques publiques conduites outre-mer [...] tout particulièrement en matière de
lutte contre le sida» (voir texte intégral de sa lettre en fac-similé en pièce jointe). »
[1] 18 avril 2007 - Lettre de Nicolas Sarkozy aux associations de lutte contre le VIH et le sida
parmi les populations ultramarines, indiquant notamment : «
Concernant la lutte spécifique à
mener [contre le sida] dans les départements français d’Amérique, elle est déterminante en raison
de la prévalence de cette maladie dans ces territoires. Je propose d’adapter notre politique de
prévention à la spécificité de ces départements, dans lesquels la maladie se heurte à de nombreux
tabous et qui connaissent des flux permanents de touristes, de saisonniers et d’immigrants. Parce
que ces départements connaissent aujourd’hui une situation particulière en matière de
contamination par le sida, ils doivent bénéficier de moyens particuliers. C’est pour cela que je
serai, si je suis élu, le garant de la mise en œuvre de ces politiques de marche vers l’égalité réelle.
Je mettrai en place un comité interministériel qui devra, régulièrement et publiquement, dresser
le bilan des politiques publiques conduites outre-mer, et tout particulièrement en matière de lutte
contre le sida.»
http://www.tjenbered.fr/ana/2007/20070418-00.pdf