Bonjour…
Dans quelques jours les Martiniquais vont être consultés pour savoir leur choix quant à une éventuelle évolution institutionnelle. Or, dans leur écrasante majorité, ils affirment : je suis
français, donc européen et ce n’est pas négociable. Ces mêmes Martiniquais constatent : je suis géographiquement et culturellement caribéen. Cela non plus n’est pas négociable.
Mais la réalité est bien que les deux obstacles à notre développement économique sont justement l’Europe et la Caraïbe, car concurrents directs de notre production. En effet, au nom de la
libre circulation des biens et des personnes imposée par le Traité de Rome, rien ne nous met à l’abri d’un producteur européen voulant vendre, à des prix défiant toute concurrence, ce que
nous pourrions nous-mêmes produire. Tandis qu’il n’existe pas d’accord de réciprocité entre les pays de la Caraïbe et nous. Ils peuvent donc nous inonder de leurs produits tandis que les
négatives listes, accords signés avec Bruxelles et le CARICOM, nous interdisent l’entrée du marché caribéen. Si ces négatives listes sont supprimées, nos salaires d’européens et nos charges
sociales nous interdiraient malgré tout, l’entrée de ce marché. Les promoteurs du 73 ou du 74, ne disent pas un mot quant aux stratégies qui seront mises en œuvre, après le choix des
Martiniquais. Ils sont, en effet, bien plus préoccupés à démontrer les capacités de ces deux articles à nous maintenir dans l’ensemble français et européen. Cette attitude pénalise le 74 en
précipitant les hésitants, et ils sont nombreux, dans le confort sécurisant affirmé par les partisans du 73, alors que ces stratégies de développement, dans les deux cas de figure existent, sont
déjà en pratique et acceptées par Bruxelles à titre exceptionnel et provisoire. Il s’agit de faire de ces exceptions la règle inscrite dans la Constitution européenne, que l’on soit pour le
73 ou pour le 74.
C’est possible.
C’est ce que je tente de démontrer dans mon essai 73-74, psittacisme ou la fin de la danse du scalp. Il est disponible dans toutes les librairies de Martinique ou sur le site Martinique-éditions.
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Pour l’heure permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2010.
Tony DELSHAM