Guyane et Martinique refusent une autonomie "étape vers l'indépendance"
Le président du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel (PS) a estimé lundi que le double non de la Martinique et de la Guyane à une autonomie accrue "démontre leur refus d'une autonomie
présentée comme une prise de distance avec la République, voire comme une étape vers l'indépendance".
"Partisan résolu du maintien de la Guadeloupe dans l'article 73 de la Constitution", qui permet à ce département-région d'outre-mer d'être soumis aux mêmes règles juridiques que la métropole, M.
Lurel "salue le choix clair et massif des Martiniquais et des Guyanais qui ont souhaité rester dans le droit commun au sein de la République".
Dans un communiqué, le député PS de Guadeloupe estime qu'"à un tel niveau de refus dans l'électorat, il n'est aujourd'hui plus guère tenable d'expliquer ce vote par un simple réflexe de peur".
Selon lui, "l'une des leçons de cette consultation est sans doute que les élus doivent être un pas devant le peuple, mais pas deux".
M. Lurel "souligne que les élus guadeloupéens ont été sages et bien inspirés de ne pas s'engager sur cette voie qui, à l'évidence, ne saurait emporter la confiance des citoyens".