LOSSOUARN
La mondialisation de la culture
Jean-Pierre Warnier
Un ami-frère, Richard-Viktor Sainsily-Cayol, nous transmet cette tribune.
L'expression “mondialisation de la culture” désigne la circulation des produits à
travers le globe. En effet, on constate que celle-ci a entraîné l' essort d'une nouvelle industrie
culturelle. La thèse intitulé la mondialisation de la culure, écrit par Jean-Pierre Warnier a
suscité quelques critiques dès sa parution. Ce livre se présente comme une réflexion politique.
L'auteur est un ethnologue, professeur et chercheur à l'université Paris V-René-Descartes. La
plupart de ces travaux portent sur la réaction des sociètés face aux flux culturels, ainsi que sur
la culture et l'économie matérielle. Il a écrit de nombreux articles dans des revues spécialisées.
Dans une première partie, nous allons élaborer une analyse de l'ouvrage.
Tout d'abord , la culture possède quelques caractéristiques. “La culture est une totalité
complexe faite de normes, d' habitudes, de répertoires d'actions et de représentation acquises
par l'homme”. Il n'existe aucune socièté au monde qui possède sa propre culture. Les cultures
sont singulières, extraordinairement diverses et localisées comme par exemple l'art zen au
Japon. Les cultures ont toujours été en contact et en relation d'échanges les uns avec les autres.
L'expression “industries culturelles” semble avoir été utilisées pour la première fois en 1947
par Theodor W.Hadorno et Max Horkheimer, deux sociologues. Ils critiquaient la
reproduction en série de bien culturels. Les transports et la communication alimentent ce
processus de diffusion culturelle. Ce nouveau système n'a rien d'un marché cohérent et
harmonisé faisant la richesse des uns au dépend des autres. A la fin de la la première
révolution industrielle, la tendance à l'uniformisation des cultures du monde semblait
incontournable, par la rationnalisation du droit et de l'architecture, par l'uniformisation des
transports, des marchés.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les vainqueurs avaient décidé de faire
progrésser la coopérative international en créant l' UNESCO. Il se montre particulièrement
actif dans les domaines du patrimoine mondial et dans la défense de la diversité culturelle. Le
débat se pose sur la nature du développement souhaitable, sur la présence de la diversité
culturelle et la biodiversité.
De plus, l'essor des pays émergents a remis en cause le grand récit de l' hégémonie occidentale
et de ses valeurs de civilisation. Selon l'auteur, “les relations Sud-Sud structurent de plus en
plus l'espace géopolitique de la planète aux détriments des relations Nord-Sud.”
La mondialisation de la culture Culture génèrale - 2008/2009
Les mots “mondialisation” et “globalisation” sont pour l'auteur un processus de sous-entendu
par le vecteur du temps qui passe et qui entraîne les humains vers l'inconnu. Le danger
d'aujourd'hui n'est pas une américanisation des modes de vie, ni la disparition des cultures et
des traditions mais l'absence d'un récit planétaire mettant en intrigue l'avenir de la diversité et
de l'unité culturelle de l'humanité.
L'auteur fait une distinction entre la production des biens culturels au niveau mondial et ceux
reçus au niveau local. En effet, les débats sur la mondialisation de la culture sont biaisés par
des questions de méthode. On peut analyser le phénomène à partir de deux points de départs
opposés : soit il s'agit de l'étudier au niveau mondial soit au niveau local. Les résultats de
l'observation et les conclusions sont différentes selon les deux échelles.
Dans une deuxième partie, nous allons voir les qualités et les faiblesses du livre.
Tout d'abord, la lecture se fait sans difficultés, les concepts sont bien définis et clair. Ce livre
repose sur des exemples concrets et pertinents. Il ne se contente pas de développer cette
nouvelle mondisalisation, il essait de faire un parallèle avec les traditions et les réalités locales
culturelles. A la fin du livre, l'auteur donne son point de vue sur la question de la
mondialisation culturelle. Je trouve cette approche bien dévellopée et intéréssante. Il
semblerait que ce soit de plus en plus rare de voir apparaître l'avis de l'auteur sur le sujet en fin
d'aouvrage. La critique des théories globalisantes est très bien analysée par l'auteur. Il refléte
le panorama des questions faites sur la mondialisation.
Puis, cet ouvrage présente une vision historique et progressive de la mondialisation de la
culture. Cette lecture est parfois ennuyeuse car elle repose sur beaucoup d'analyses
historiques. Certains passages du livre sont fastidieux à lire ce qui laisse la lecture parfois
longue.
Ensuite, dans certains chapitres, il existe des passages extraits de revu, de livre, qui donnent
des exemples concrets de la mondialisation culturelle. J'ai trouvé cette vision intéréssante car
cela permet aux lecteurs de s'échapper un peu du cours du livre.
En définitive, on constate que l'auteur démontre que l'humanité est pourvue d'une
grande capacité d'innovation et de production d'identité et de diversité culturelle sur la base de
son histoire. Elle dispose de moyens d'échange et de circulation des biens culturels.
Cependant, cette thèse s'appuie sur des sources connues, des extraits de textes. Elle sucita de
nombreuses réactions de la part de chercheurs, de professeurs ou encore de journalistes. Ils en
font une critique plutôt mitigé entre le possitif et le négatif sur ce livre. Il fait paraître à
l'intérieur de son ouvrage que le titre du livre fut imposé par la maison d'édition et qu'il était en
désaccord avec celui-ci.
La mondialisation de la culture Culture génèrale - 2008/2009