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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 16:00
La France demande l'annulation du restant de la dette d'Haïti au Club de Paris

La France demande l'annulation au Club de Paris du restant de la dette d'Haïti, pays dévasté mardi par un violent séisme, et va suggérer la même chose au Venezuela et à Taïwan, a annoncé vendredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
"J'ai demandé au Club de Paris que nous finalisions l'annulation de la dette d'Haïti vis-à-vis du Club de Paris", a affirmé Mme Lagarde, lors de ses voeux à la presse.
Le sujet sera à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Club de Paris, présidé par la France, prévue mercredi à Paris, ont précisé par la suite le ministère de l'Economie et cette organisation qui compte 20 pays membres.
"Je vais également contacter deux autres pays qui ne sont pas membres du Club de Paris: le Venezuela et Taiwan, qui sont des gros créanciers d'Haïti pour que là aussi une annulation de la dette puisse être envisagée dans les plus brefs délais", a déclaré Mme Lagarde.
"Dans un effort collectif, ce serait une bonne mesure vis-à-vis de ce pays", a-t-elle ajouté.
Au total, Haïti avait accumulé en 2009 une dette de plus d'un milliard de dollars essentiellement vis-à-vis de la Banque mondiale et de la banque interaméricaine de développement mais aussi des pays du Club de Paris, précise-t-on au ministère de l'économie à Paris.
"Les créanciers se sont engagés mi-2009 à annuler une grande partie de leurs créances. S'agissant du Club de Paris et en particulier de la France, on s'est engagé à annuler la totalité de la dette d'Haïti" qui s'élevait à 214,8 millions de dollars", a-t-on précisé au Club de Paris. Un accord a été signé le 8 juillet 2009, selon un communiqué publié sur le site internet de l'organisation.
"Mais pour la mise en oeuvre, il faut passer par des accords bilatéraux et pour certains pays ces accords sont toujours en cours", a dit cette source.
C'est dans ce cadre que La France, qui préside le Club de Paris, a demandé aux autres pays membres d'évaluer la part de la dette d'Haïti restante afin de l'annuler définitivement, a-t-on affirmé au ministère de l'Economie.
"Hier (ndlr, jeudi), Mme Lagarde a demandé à ce qu'on refasse le point avec les créanciers du Club de Paris et à ce que tout le monde recense ce qui a été annulé et ce qui reste à annuler pour qu'on accélère l'annulation de la dette qui est parfois échelonnée sur très longtemps".
Dans ce cadre, sur 58 millions d'euros (69 millions de dollars) de dette d'Haïti à l'égard de la France, Paris a annulé unilatéralement et sans condition quatre millions d'euros (5,75 millions de dollars) le 11 décembre, dit le ministère.
Les 54 millions restant correspondaient en fait à des "annulations progressives et conditionnelles" de créances qui devaient "prendre la forme de contrats de désendettement et de développement". "Ce sont en fait des dons attribués à des projets précis", explique cette source.
Elle ajoute que cette fois, Paris va les annuler purement et simplement et appeler les membres du Club de Paris à faire de même, a ajouté cette source.
Les bailleurs d'Haïti membres du Club de Paris sont l'Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
La dette extérieure publique totale de la République d'Haïti était d'environ 1,885 milliard de dollars en valeur nominale fin septembre 2008, selon le FMI.

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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 15:59
Sécurité en Haïti: situation "tendue mais gérable", selon l'ONU

La situation sécuritaire est "tendue mais gérable" en Haïti, pays à la violence endémique dévasté par un séisme mardi, a indiqué vendredi une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU.
Selon la Mission des Nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah), en charge de la sécurité en Haïti, "la situation est tendue, mais gérable", a indiqué Elisabeth Byrs, porte-parole d'Ocha, lors d'un point de presse à Genève.
Des secouristes ont fait état de menaces et de pillages de leur matériel en Haïti, frappé par un tremblement de terre puissant qui a fait 40 à 50.000 morts, selon la Croix Rouge.
"Imaginez que ces gens n'ont pas bu ni mangé depuis près de 50 heures et qu'ils sont déjà dans une très mauvaise situation. S'ils voient un camion abandonné ou s'ils voient un supermarché qui vient de s'effondrer, ils se précipitent pour attraper quelque chose à manger", a expliqué Mme Byrs.
"C'est sûr, la violence a toujours été un problème en Haïti, ce n'est pas nouveau. Jusqu'à présent, la Minustah patrouille (dans les rues) dans la mesure du possible", a ajouté Mme Byrs.
"Les gens agissent de façon générale de façon très digne et calme. Il peut y avoir quelque pillages mais jusqu'ici les troupes de la Minustah réussissent à gérer la sécurité, d'après ce que nous savons car il y a des endroits où elles ne se sont pas présentes", a ajouté la directrice de l'information de l'ONU à Genève, Corinne Momal-Vanian.
"Si nécessaire, des troupes supplémentaires pourront venir en renfort de Gonaïves", la troisième ville d'Haïti où la Minustah est également stationnée, a-t-elle poursuivi.
Un porte-parole du Comité international de la Croix Rouge, Marçal Izard, a par ailleurs indiqué que "4.000 détenus environ" s'étaient évadés mardi de la prison principale de la capitale haïtienne après que celle-ci se fut effondrée.

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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 15:59
Environ 20% des bâtiments de Port-au-Prince détruits par le séisme (Sertit)

Environ 20% des bâtiments de Port-au-Prince sont détruits, a estimé vendredi le Service régional de traitement d'image et de télédétection (Sertit) de Strasbourg, qui établit des cartes précises d'Haïti à partir de données satellites.
"On tourne autour des 20% de bâtiments détruits, mais c'est un chiffre qu'il faut prendre avec prudence parce qu'il y a des bâtiments entièrement détruits et d'autres qui ne se sont que partiellement effondrés, et par ailleurs on ne sait pas vraiment où se situent les limites administratives de la ville de Port-au-Prince", a déclaré Kader Fellah, l'un des ingénieurs du Sertit.
Le service de cartographie rapide du Sertit travaille depuis 1999 sur les grandes catastrophes naturelles (inondations, tremblements de terre, incendies, tempêtes) au cours desquelles ses ingénieurs analysent des images envoyées par des satellites. Cela leur permet d'établir rapidement des cartes ensuite mises à la disposition de la sécurité civile ou des Nations unies. Ces cartes montrent notamment les bâtiments effondrés et les voies d'accès pour les secouristes.
"On reçoit actuellement de nouvelles informations, des images envoyées par des satellites plus précis qui vont nous permettre d'affiner nos chiffres", a encore dit Kader Fellah.
Selon les dernières estimations de l'ONU, 10% des habitations à Port-au-Prince ont été détruites.
L'agence de Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles estime quant à elle que 30% des bâtiments de la ville sont dévastés ou gravement endommagés.
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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 15:53
Trois jours après le séisme,
la colère monte à Haïti où l'aide tarde à venir

MORTS-HAITI-.jpg
Colère et désespoir gagnaient vendredi la population haïtienne confrontée à une nouvelle journée de chaos, trois jours après le séisme qui aurait fait jusqu'à 50.000 morts, l'aide internationale n'arrivant qu'au compte-gouttes vu les difficultés logistiques.
Dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, les sinistrés déambulent au milieu des ruines, de la violence et de la puanteur des cadavres, rendue encore plus insoutenable par la chaleur tropicale qui règne dans l'île.
Désorganisés, sans matériel, sans entraînement, les sauveteurs improvisés ne croient pas au miracle, alors que le temps presse pour dégager les survivants.
"Elles vont mourir, elles vont mourir", se lamente Jean Rald Rocher, 30 ans, en fouillant avec les moyens du bord les gravats d'un magasin de la capitale où deux femmes gémissent faiblement.
300.000 personnes, selon une estimation l'ONU, se retrouvent sans toit dans la seule capitale, une ville de 2,8 millions d'habitants où 10% des habitations ont été détruites. 3,5 millions de personnes, toujours selon l'ONU, vivaient dans la région la plus meurtrie par le tremblement de terre, c'est-à-dire Port-au-Prince et ses environs.
Une trentaine de pays participent déjà aux opérations d'aide sur place, selon le département d'Etat américain, et l'ONU a annoncé vendredi qu'elle avait reçu 268,5 millions de dollars de promesses d'aide internationale.
Mais les difficultés sur le terrain sont immenses. L'aéroport de Port-au-Prince, équipé d'une seule piste, est engorgé. Les communications sont en piètre état et les déplacements entravés par des routes détruites ou bloquées.
Les défaillances des structures locales et la menace des pillages s'ajoutent aux obstacles logistiques. Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, qui prévoit de distribuer une aide d'urgence à 2 millions de sinistrés, a annoncé vendredi que ses entrepôts à Port-au-Prince avaient été pillés.
Les Etats-Unis ont toutefois annoncé vendredi avoir obtenu l'accord des autorités cubaines pour survoler leur espace aérien, ce qui devrait permettre l'établissement d'un pont aérien accélérant l'arrivée des secours.
Un porte-avions américain à propulsion nucléaire, l'USS Carl Vinson, est arrivé dans la zone vendredi, selon le chef des opérations navales de l'US Navy, l'amiral Gary Roughead.
Ce bâtiment, qui dispose d'un système de purification d'eau, de dizaines de lits médicalisés et de trois salles d'opération, doit servir de base flottante pour les rotations d'hélicoptères, un élément du dispositif de secours essentiel pour soulager l'aéroport.
Sur le terrain, plusieurs équipes de secouristes venues des Etats-Unis, de France, de République dominicaine ou du Venezuela sont à pied d'oeuvre pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres.
Dans les débris de l'hôtel Montana à Port-au-Prince, des sauveteurs français ont secouru jeudi sept Américains et une Haïtienne, tandis que des secouristes américains sauvaient une Française.
L'insécurité est l'un des principaux problèmes pour les équipes de secours. "Il y a des pillages et des gens armés, parce que c'est un pays très pauvre et qu'ils sont désespérés", observait Delfin Antonio Rodriguez, chef des opérations de la défense civile dominicaine.
Difficulté supplémentaire, les sauveteurs risquent de devoir travailler en l'absence de toute coordination de la part des autorités locales, les principales infrastructures du pays étant détruites.
De 40.000 à 50.000 personnes pourraient avoir péri, selon une estimation de la Fédération internationale de la Croix-Rouge.
"Au cours des dernières heures, 7.000 personnes ont été enterrées", a déclaré jeudi soir le Premier ministre péruvien Velasquez Quesquen depuis l'aéroport de Port-au-Prince où il coordonnait l'aide de son pays, après s'être entretenu avec le président haïtien René Préval.
Les cadavres continuent de joncher les rues. "Nous avons passé la journée à ramasser des cadavres (...) Il y a tant de corps dans les rues que les morgues sont pleines, les cimetières sont pleins", a témoigné le chanteur américano-haïtien Wyclef Jean, venu prêter main-forte à ses compatriotes.
L'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, s'est dit vendredi prêt à rentrer dans son pays. M. Aristide a dominé la vie politique haïtienne pendant près de 15 ans avant d'être contraint de quitter son pays en 2004, confronté à une insurrection armée et des pressions internationales.
Vendredi, la France, qui a dit craindre la disparition de 20 à 30 de ses ressortissants, a demandé l'annulation du restant de la dette d'Haïti au Club de Paris, qui regroupe les principaux créanciers publics.
La veille au soir, une réunion au sommet avait eu lieu à la Maison Blanche entre des représentants de différentes agences et administrations américaines.
Un conseiller à la sécurité nationale du président Barack Obama devait partir dans la foulée pour Haïti avec un responsable du Pentagone pour assurer la coordination des secours.
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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 15:49
La production bananière guadeloupéenne, mais aussi antillaise, a payé un lourd tribut
des conséquences de grèves portuaires, tant au niveau local que national.
 
Depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, les groupements de producteurs de
Guadeloupe, à l’instar de leurs homologues de Martinique, ont décidé de retenir le Port
Autonome de Dunkerque comme principal port de déchargement des conteneurs de bananes
en Métropole.
 
Aucun incident n’est venu émailler ces relations : la banane ayant été toujours été
déchargée en Métropole.
 
Par ailleurs, de nombreux efforts ont été réalisés par les acteurs intervenant sur le Port
Autonome de Pointe-à-Pitre afin de garantir l’exportation des bananes en Métropole. Le
récent prix obtenu par le Port Autonome de Pointe-à-Pitre, comme port le prix fiable de la
Caraïbe illustre les efforts réalisés par l’ensemble du personnel portuaire, au premier rang
desquels les dockers et les portiqueurs.
 
Eu égard à l’implication de plus en plus forte des producteurs dans l’aval de la filière
avec notamment l’acquisition fin 2008 du premier réseau de mûrisseries de France, les
producteurs antillais ont décidé de tout mettre en œuvre afin de garantir l’exportation de leurs
bananes en Métropole et honorer leurs engagements commerciaux.
 
C’est à ce titre que la SICA Les Producteurs de Banane de Guadeloupe procédera le
jeudi 21 janvier 2010 à la signature de deux chartes à 11 heures précises au Musée de la
Banane (La Regrettée 97114 TROIS-RIVIERES) :
 
- l’une avec le Port Autonome de Dunkerque
- l’autre avec les principales centrales syndicales présentes sur le Port de Pointe-à-Pitre
(CFTC, CTU, UGTG)
 
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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:54
Haïti: les Français sauvent des Américains, les Américains une Française

" J'ai passé 50 heures à l'intérieur, 50 heures!", lance Richard Santos, un Américain de 47 ans tout juste extrait des ruines de l'hôtel Montana à Port-au-Prince par des secouristes français.
Sous leurs yeux, d'autres secouristes, américains ceux-là, viennent de sauver une Française. "S'il fallait une preuve qu'elle était bien française, cette dame nous a demandé un verre de vin. Mais on ne le lui a pas donné", plaisante Rebecca Gustafson, de l'agence américaine pour l'aide au développement (USAID).
Perché sur les hauteurs de Port-au-Prince, la capitale haïtienne dévastée par le séisme de mardi, l'hôtel Montana est un grand complexe, transformé en amas de décombres, où des sauveteurs français, américains, chiliens et vénézuéliens tentent depuis jeudi de retrouver des survivants.
Chaque équipe est chargée d'un secteur: les Français fouillent la salle de sport et la réception, les Américains les chambres d'une aile, etc...
Jeudi soir, les 30 militaires français de la sécurité civile et leurs quatre chiens ont pu secourir sept Américains et une Haïtienne coincés dans une poche située dans la réception de l'hôtel, dont le toit en béton, large et massif, s'est écrasé lors du séisme.
"Pour des gens qui ont passé 50 heures dans les décombres, ils sont dans un état de santé très correct. Ils sont soulagés physiquement et moralement de sortir de ce trou à rat", témoigne le commandant Samuel Bernes, de la sécurité civile.
La première Américaine extraite de l'amas de béton, Carla Shawn, 65 ans, a "remercié le gouvernement français et les sapeurs-pompiers", avant de manger "un gâteau de ration de combat", raconte-t-il.
Richard Santos, le deuxième Américain sauvé, originaire de Washington, semblait en pleine forme et a répondu à quelques questions de la presse, alors qu'il était pris en charge par les médecins français sous les yeux un peu étonnés d'une dizaine de sauveteurs américains.
"J'ai passé 50 heures à l'intérieur, 50 heures !", a-t-il lancé.
Peu avant minuit jeudi, trois Américains avaient été sortis de l'amas de béton. Quatre autres Américains et une femme Haïtienne, directement pris en charge par des médecins français dans leur poche de béton, devaient suivre.
A quelques mètres de là, une équipe de secouristes américains, venue de Washington, parvenait à sauver une Française. "La coopération avec les Français a été exceptionnelle", se félicitait Rebecca Gustafson.
Au total, au moins 14 survivants ont été secourus et cinq cadavres récupérés dans les ruines du complexe hôtelier.

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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:53
Les premiers rescapés du séisme rapatriés en France

 Quelque 150 rescapés du séisme à Haïti sont arrivés vendredi à l'aéroport d'Orly sur deux vols Air France en provenance de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France, les premiers vers la France métropolitaine après le terrible séisme qui a dévasté Port-au-Prince.
Parmi eux, une majorité de Français mais aussi des Haïtiens et des personnes de plusieurs nationalités.
Les rescapés arrivés par le premier vol ont été accueillis par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Le premier avion est arrivé peu après 10H00, transportant 54 rescapés, via Pointe-à-Pitre.
Le second a atterri à 11H45, en provenance de Fort-de-France avec 96 personnes à bord.
A leur descente d'avion, tous les rescapés, parmi lesquels plusieurs enfants, ont reçu des plaids pour se protéger du froid avant d'être conduits vers le pavillon de réception de l'aéroport (Orly Ouest), où des proches les attendaient.
Dans le pavillon, ils on été pris en charge par des équipes de la Croix-Rouge et d'Aéroports de Paris.
Visiblement marqués, quelques rescapés habillés de vêtements d'été, plaid sur les épaules, ont adressé quelques mots à la presse.
"On n'a pas fermé les yeux, on a fermé les yeux hier soir dans l'avion, c'est tout", a expliqué à la presse Jérôme Wilfried. "C'est bien d'être là mais je pense à ceux qui sont restés là-bas", a-t-il ajouté.
"Maintenant ça va, je suis soulagée", a déclaré Michèle Marie qui n'a pas de nouvelles de sa famille. "Ce n'est pas facile de quitter l'île, nous sommes des privilégiés", a lancé un autre rescapé.
"Il y a une rotation quasi permanente (...) entre Port-au-Prince et la Martinique. Et tous les Français et d'autres nationalités qui voudront rentrer seront rapatriés au plus vite comme on le fait maintenant" a déclaré M. Kouchner venus accueillir le premier groupe de rescapés au pied de la passerelle de leur avion.
Le ministre a ajouté: "Il n'y a aucune sélection. Il y a des gens qui veulent rester (....) C'est eux qui décident. Nous, nous sommes prêts à les accueillir. Il y a autour de 1.300 Français. Ils ne voudront pas tous rentrer", a-t-il dit.

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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:53
Haïti : arrivée des premiers rescapés en métropole, vaste élan de solidarité

La France a commencé vendredi à acheminer en métropole ses ressortissants et des rescapés de diverses nationalités du séisme en Haïti, pendant que les secouristes faisaient face à l'urgence sur place et que l'élan de solidarité montait en puissance.
Le ministère des Affaires étrangères a établi jeudi soir à "six morts confirmés" le bilan des victimes françaises, et une soixantaine de personnes étaient toujours portées manquantes vendredi.
"Il y a une rotation quasi permanente (...) entre Port-au-Prince et la Martinique. Tous les Français et d'autres nationalités qui voudront rentrer seront rapatriés au plus vite", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, venu accueillir à Orly 54 rescapés, dont 45 Français, en provenance de Pointe-à-Pitre.
Un deuxième avion, parti de Fort-de-France, est arrivé à la mi-journée, avec 96 rescapés. "Il n'y a aucune sélection. Il y a des gens qui veulent rester (....) C'est eux qui décident (...) Il y a autour de 1.300 Français. Ils ne voudront pas tous rentrer", a ajouté Bernard Kouchner.
Jeudi soir, 200 ressortissants français et étrangers étaient arrivés à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), accueillis par le ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard.
Dans le même temps, dans Port-au-Prince dévastée, des militaires français de la sécurité civile et leurs chiens ont secouru sept Américains et une Haïtienne coincés dans le Montana, un hôtel de luxe situé sur les hauteurs de la ville, qui a été ravagé. A quelques mètres d'eux, des secouristes américains ont sauvé une Française.
Un porte-parole de la Sécurité civile a annoncé vendredi matin que deux nouveaux rescapés ont été extraits des ruines du Montana et qu'une dizaine d'autres personnes vivantes étaient "au contact" des sauveteurs.
Au total, 100 sauveteurs de la Sécurité civile et une soixantaine de gendarmes travaillent dans la capitale haïtienne, dont une soixantaine à l'hôtel Montana.
Par ailleurs, selon des ONG interrogées par l'AFP, plus de deux millions d'euros de dons en faveur des sinistrés ont déjà été recueillis, principalement par internet, par des organisations humanitaires françaises.
La Croix-Rouge Française (CRF) a reçu quelque 700.000 euros, Médecins du Monde 100.000 euros, le Comité Catholique contre la Faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) 500.000, Action contre la faim 500.000, Médecins sans Frontières 250.000, le Secours Populaire (70.000).
Parallèlement aux dons et aux fonds débloqués par certaines municipalités, régions ou départements, l'aide continue à être acheminée dans la région.
Un avion d'Action contre la faim (ACF), transportant une vingtaine de tonnes de matériel de purification d'eau, doit décoller vendredi après-midi de Lyon pour Port-au-Prince. Handicap International prévoit de son côté de déployer une équipe de dix kinésithérapeutes et logisticiens dans les prochains jours.
Anthony Kavanagh, chanteur-humoriste et comédien d'origine haïtienne, en a appelé à la générosité à l'égard d'un pays où "il n'y a plus rien".
Lors d'un entretien téléphonique jeudi soir, les présidents américain et français, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont convenu de travailler à l'organisation d'une conférence internationale pour la reconstruction de Haïti qui, selon M. Kouchner, pourrait se tenir en mars. Et la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a demandé au Club de Paris d'annuler le reste de la dette d'Haïti.
La cellule de crise du Quai d'Orsay ayant enregistré plus de 6.000 appels mercredi et jeudi, un 2e numéro d'appel a été mis en place pour les proches de personnes se trouvant en Haïti (le 0810.006.330, en plus du 01.45.50.34.60).
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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:52
Haïti : au Centre de crise du Quai d'Orsay, un flot d'appels angoissés

Plusieurs milliers d'appels par jour, auxquels il répond 24 heures sur 24, et une coordination de secours étendue et complexe : le Centre de crise du Quai d'Orsay fait face depuis le séisme à Haïti à son plus grand défi humanitaire depuis sa création en juillet 2008.
Aussi bien le "centre de situation", où l'on rassemble les informations pour coordonner l'aide en permanence, que le central téléphonique travaillent sans discontinuer. La tension et parfois l'épuisement se lisent sur les visages, certains n'ayant pas dormi plus de trois heures par nuit.
Alors que plus de 6.000 appels étaient enregistrés mercredi et jeudi, la décision a été prise de mettre en place un deuxième numéro d'appel pour éviter les temps d'attente angoissants. Quelque 45.000 Haïtiens résident en France métropolitaine et d'outre-mer, sans compter les familles françaises qui signalent la disparition ou s'enquièrent de leurs proches résidant ou en visite sur l'île.
"Nous entrons dans une phase douloureuse, maintenant nous allons commencer à trouver des corps", prévient Serge Mostura, le directeur du Centre de crise.
Des agents volontaires d'autres services du ministère, qui s'étaient portés candidats pour prêter main forte en cas de crise, tournent sur les postes de la centrale téléphonique. Casques aux oreilles, micro devant la bouche face à un écran d'ordinateur, ils inscrivent des données les plus précises possibles sur des fiches individuelles, et promettent de rappeler dès ils ont des informations.
"Nous n'avons pas de ses nouvelles", "aucun moyen d'entrer en contact", "épelez le nom de votre fille", peut-on entendre.
Il y est plus fréquent de répondre qu'un proche n'est pas localisé que le contraire. Mais, explique un agent, "la chaîne d'information fonctionne dans les deux sens. Il arrive qu'une personne rappelle le centre, pour dire, qu'après 40 essais infructueux, ils ont pu avoir enfin un signe de vie".
"Il y a des demandes pas réalisables. Certains appellent pour un visa, mais l'aéroport de Port-au-Prince n'est pas ouvert au public", observe-t-il. Certaines familles aimeraient avoir des places sur les avions d'aide, mais celle-ci est prioritaire, ajoute-t-il, en reconnaissant qu'ils font face parfois à "des personnes très en colère".
"Il y a sans arrêt un équilibre à maintenir entre rassurer et récolter et livrer des informations précises", explique cet agent. Tous ceux qui répondent au téléphone ont été formés.
Le rétablissement jeudi des communications extérieures de l'ambassade de France devrait fortement accélérer les échanges de listes sur les disparus et rescapés.
Le Centre, créé il y a deux ans par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, doit coordonner aussi l'action des administrations de l'Etat (intérieur, transport, défense, etc...) et assurer la coordination étroite avec les partenaires étrangers (ONU, pays de l'UE, Etats-Unis, Brésil, Canada).
"Quelques pays souhaitant faire quelque chose pour Haïti sans avoir des moyens importants nous ont appelé. Nous les avons conseillé sur ce qu'il valait mieux faire", confie M. Mostura.
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André-Jean Vidal
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 13:52
Haïti/séisme: l'aide internationale aux victimes

Les annonces d'aide humanitaire d'urgence et de fonds pour venir en aide à Haïti, dévasté par un séisme, continuaient à affluer vendredi, trois jours après la catastrophe. Voici une liste des principaux pays ou groupements qui ont manifesté leur solidarité :

. BANQUE MONDIALE et FMI - Chaque institution apporte une aide financière de 100 millions de dollars.

. USA - Aide immédiate de 100 millions de dollars et déploiement d'une brigade de 3.500 soldats américains pour participer aux efforts humanitaires et aider à maintenir la sécurité. Envoi du porte-avions nucléaire, le "Carl Vinson" qui devait arriver vendredi, et d'autres navires. Le géant américain de l'internet Google a annoncé un don d'un million de dollars et des moyens technologiques à la disposition des équipes de secours.

. G20 - Le Groupe des 20 plus grands pays industrialisés et émergents de la planète a annoncé une aide économique et matérielle, pas encore chiffrée.

. AUSTRALIE - 9 millions de dollars

. BRESIL - 15 millions de dollars et envoi de huit avions d'aide humanitaire.

. CANADA - Aide d'urgence de 4,8 millions de dollars. Le pays est prêt à offrir une aide égale à celle des citoyens canadiens, allant jusqu'à 50 millions de dollars canadiens, ce qui porterait le total de l'aide canadienne à 100 millions (97 millions de dollars américains). Le pays a envoyé deux bâtiments de guerre, des hélicoptères et des avions gros porteurs.

. UE - 3 millions d'euros

. GRANDE-BRETAGNE - 6,87 millions d'euros. Envoi de deux équipes, dont 71 spécialistes des secours d'urgence accompagnés de chiens et dotés de 10 tonnes d'équipement.

. FRANCE - Près de 200 pompiers et militaires avec du matériel de recherche de disparus et un hôpital de campagne envoyés en trois vagues mercredi et jeudi. Prochain envoi de deux navires de guerre, dont l'un doté d'équipements chirurgicaux.

. ESPAGNE - 3 millions d'euros et envoi de cinq avions transportant équipes de secours et matériel. Un sixième avion doit partir vendredi.

. ITALIE - Un million d'euros d'aide d'urgence, moitié au Programme alimentaire mondial et moitié au Comité international de la Croix Rouge. Un avion envoyé mercredi soir avec des experts en logistique. Un second avion, un C-130 militaire, a décollé jeudi avec un hôpital de campagne et 20 chirurgiens.

. ALLEMAGNE - 1,5 million d'euros

. NORVEGE - 2,7 millions d'euros pour des ONG norvégiennes mobilisées pour les victimes.

. DANEMARK - 1,34 million d'euros

. BELGIQUE - Envoi d'une équipe d'intervention médicale avec un hôpital de campagne (20 personnes), 33 sauveteurs et quatre chiens pisteurs.

. PAYS-BAS - 2,91 millions de dollars

. PORTUGAL - Envoi d'un C-130 des forces aériennes ainsi que 32 éléments de la protection civile.

. FINLANDE - 1,8 million de dollars

. SUISSE - 1,9 million de dollars

. TURQUIE - Envoi d'un hôpital de campagne, avec une équipe médicale de 20 personnes ainsi que 10 tonnes de médicaments et matériels médicaux et 20 tonnes de couvertures, tentes et nourriture.

. RUSSIE - Envoi d'un avion Il-76 avec 20 médecins et un hôpital de campagne aéroporté.

. CARAÏBES - Le Guyana et Trinité-et-Tobago vont offrir deux millions de dollars. La Caribbean Development Bank (CDB) dont le siège est à La Barbade a annoncé une aide d'un million de dollars. Cuba a annoncé l'envoi d'une aide médicale d'urgence.

. CHILI - Envoi jeudi d'un avion militaire chargé de 40 tonnes d'aide humanitaire de première urgence, d'une équipe de médecins (20) et de secouristes spécialisés.

. PEROU - Deux avions militaires partis jeudi avec 40 tonnes d'aide humanitaire (médicaments et vivres).

. GABON: un million de dollars

. MAROC - un million de dollars en produits médicaux et pharmaceutiques.

. JORDANIE - Envoi d'un avion transportant des médecins et plusieurs tonnes d'aide alimentaire et médicale.

. ISRAEL - Envoi de deux avions transportant de l'équipement médical et du personnel soignant, soit 220 personnes pour créer un hôpital de campagne.

. CHINE - 1 million de dollars

. COREE DU SUD - Environ un million de dollars et envoi d'une équipe de secouristes.

. JAPON - 5 millions de dollars (3,5 millions d'euros) ainsi que des biens de première nécessité d'une valeur de 230.000 euros.

. INDONESIE - Envoi d'une équipe de 75 sauveteurs et soignants.

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André-Jean Vidal
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