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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:34
INDISCRÉTIONS
Flavien
Flavien Ferrant, délégué général de l'Encouragement public, va honorer, ce vendredi, Rose-Marie Cornano, Ginette Lubino, Mauricia Rangassamy, Denise Théophile, Patrick Adelaïde, Edouard Delta, Alexandre Jean-Baptiste, Jack Sainsily, Franck Ramalingon, Félix George. Tous ont été remarquables par leurs actions. On les encourage à continuer.

Blaise
Il semblerait que Blaise Aldo, missionné par l'UMP (Paris) pour monter une liste pour les régionales, ait quelques difficultés. La présence de l'ancien socialiste passé centriste... de droite fédéraliste Daniel Marsin, forcément haut sur la liste pour être sûr d'être élu, déplaît à des élus Objectif Guadeloupe ou UMP. Qu'iraient-ils faire dans cette galère ? Allez, un p'tit effort pour Blaise qui est un bon garçon !

Gabrielle
Mais, quels sont ces corbeaux qui ont écrit toutes ces dernières années à Paris pour critiquer « les ambitions personnelles » de Gabrielle Louis-Carabin ? Philippe Chaulet, président de l'UMP, dit savoir de qui il s'agit. « C'est la même personne qui a écrit des mensonges sur moi pour me mettre à mal avec Paris. Mais, j'en ai rien à foutre de Paris ! Ils confondent la Guadeloupe et la Martinique, la Guyane et la Réunion ! » Ben, et il n'est pas encore démissionné ?

Laurent
Il semblerait que Laurent Bernier ait attendu jusqu'au dernier moment que Gabrielle Louis-Carabin vienne sur sa liste UMP (local) ou la soutienne. La défection du maire du Moule lui a été pénible, d'autant qu'il est suppléant de Mme Carabin, qu'il considère (toujours) comme sa grande sœur. Bah, Laurent, en politique, il n'y a pas de grande sœur, de petit frère. Rien que des camarades de partis. Et ça, c'est pire que tout !

Jean
Le préfet Jean Fabre vient de déclencher « le plan blanc élargi ». Ka sa yé ? Ki blan ? On agoulou ? Men wi, i... élargi ! Bref, n'y voyant pas malice — mais nous oui ! — on a baptisé ainsi un plan humanitaire de première nécessité, tout à l'honneur des autorités puisque, depuis le début de la crise en Haïti, la Guadeloupe a pris en charge une cinquantaine de blessés lourds, dont une vingtaine d’enfants. Compte tenu de la charge que ces évacuations sanitaires font peser sur l’activité des unités hospitalières, le préfet a décidé l’activation du plan blanc élargi pour mobiliser l’ensemble des structures hospitalières, publiques et privées, dans la prise en charge des patients.

Jean 23
Non, il n'y aura pas de Jean... 23 ! Le préfet nous servi tantôt cette boutade, faisant référence à Sa Sainteté le pape Jean XXIII. Mais le préfet n'est pas un saint !..
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:27
TRIBUNE LIBRE


Joseph VIRASSAMY, Président du comité citoyen « NONle24 »

Lettre ouverte au Président de la République...
 
Monsieur le Président,

La Martinique clôture enfin le cycle des consultations référendaires entamé en 2003.

Nonle24 n’est intervenu, de façon visible, qu’à l’occasion de la dernière, celle du 24 janvier 2010, mais avec une vigueur que d’aucuns ont pu remarquer.

Notre rassemblement citoyen estime avoir contribué positivement à ce scrutin, et cela à deux titres au moins.

D’abord, dans un contexte où toutes les formations politiques participant à la campagne officielle se prononçaient pour le oui, notre association Nonle24 a passionnément participé avec ses faibles moyens à l’expression du pluralisme, cet auxiliaire indispensable de la démocratie. Cependant nous regrettons que le OUI et le NON se soient vus partager respectivement à 100 % et 0 % les moyens officiels de propagande. Etrange situation pour une démocratie aussi vivace que la nôtre !

Ensuite, en orientant avec détermination le débat sur certains éléments restés confus, Nonle24 a pu, avec d’autres, vous permettre d’apporter des précisions décisives et de prendre des engagements fermes sur les points considérés comme primordiaux par les martiniquais. Et ce, au moment précis où chaque électrice, chaque électeur se demandait, en plein milieu de sa tête, ce qui pouvait bien les faire pencher pour le OUI ou pour le NON

Ainsi, votre discours de la Réunion, par lequel vous confirmez que « quoiqu’il arrive et quelle que soit leur réponse, la Martinique et la Guyane conserveront donc leur statut de départements d’outre-mer » a été reçu clairement ici comme l’engagement n°1 de votre part : La Martinique restera un Département.

De même, les garanties apportées par Madame la Ministre de l’Outre-Mer, quand au maintien dans le droit commun de la future collectivité départementale et régionale de Martinique, a permis une certaine adhésion au projet soumis aux électeurs ce dimanche, ce qui a été perçu comme votre engagement n° 2 : La Martinique restera dans le Droit commun, c'est-à-dire relevant de l’alinéa 1 de l’article 73 de la constitution, puisqu’aussi bien cet alinéa énonce sans ambiguïté la zone de plein exercice.

Conformément à leur attachement aux valeurs la France et à sa démocratie, les hommes et les femmes qui ont animé Nonle24, considèrent ces deux engagements comme enkystés dans le OUI que vous avez su arracher à nos concitoyens et mettent en vous et votre gouvernement toute leur confiance pour que soient traduits dans la réalité concrète de demain les deux engagements majeurs pris devant les martiniquais.

Nous remettons aux vents du large et aux courants marins cette missive à vous destinée, en espérant qu’ils se dirigeront vers la France, et pas dans le sens inverse.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président, l’expression de notre haute considération

Joseph VIRASSAMY, Président du comité citoyen « NONle24 », ce Mardi 26 janvier 2010
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:22

 
L'association des professionnels de l'hôtellerie et du tourisme de la Guadeloupe, présidée par Nicolas Vion, vient de présenter son contrat de destination.
 
 
CONTRAT DE DESTINATION
 
 
Préambule
 
Plus de 60 % des passagers de l'aéroport Pôle Caraïbe Guadeloupe proviennent d'Europe, et
parmi ces 60 %, 92 % proviennent de métropole.
 
La Guadeloupe est donc une mono-destination qui fonctionne au plan touristique de décembre à
mi-avril, avec un regain d'activité aérienne en juillet et août, due au tourisme affinitaire venant
séjourner "au pays", en famille ou chez des amis.
 
La demande touristique pour la Guadeloupe était forte en 2008. Elle s'effondre de près de 30 %
en 2009. La durée moyenne des séjours, elle aussi, diminue fortement passant de 10 jours à 6
jours. Enfin, la haute saison touristique a, elle aussi, tendance à se rétrécir.
 
Face à cette saisonnalité très marquée et aux signes alarmants ci-dessus, il importe de diversifier
la clientèle en cherchant de nouveaux pays émetteurs pour lisser la saisonnalité (avec des
clientèles ayant des périodes de départs en vacances différentes de celles de France).
 
Le bénéfice de la zone Euro d'une part, et la parité défavorable du dollar par rapport à l'euro
conduisent naturellement à rechercher d’abord cette diversification de clientèle en Europe, et
prioritairement sur l'Italie, la Suisse, la Belgique, la Scandinavie.
 
Or il est notoire : 
• Que le trafic aérien Province / Orly diminue au profit du TGV-Air qui arrive à Roissy
Charles de Gaulle ou Massy Palaiseau
• Que l'ensemble de l'Europe atterri à Roissy Charles-de-Gaulle,
• Qu'Orly stagne en matière de trafic aérien à 26,2 millions de passagers alors que Roissy
Charles-de-Gaulle a vu transiter en 2008 60,9 Millions de passagers et connaît une
croissance de 13 % par an depuis 2005
• Que les "slots" sont relativement figés sur Orly alors qu'ils sont plus libres sur Roissy
Charles-de-Gaulle 
 
Dans ces conditions, viser une desserte aérienne de la Martinique et de la Guadeloupe à partir de
Roissy Charles-de-Gaulle semble judicieux à condition de respecter des règles pour assurer le
succès de la démarche : nous y reviendrons plus loin. 
 
F.APHT  - N. VION Président - La Maison Créole – Montauban - 97 190 GOSIER
Tél : 0590.84.90.90 - Fax : 0590.84.90.91 – E-Mail : hotelsdeguadeloupe@lamaisoncreole.com
 
Association Loi de 1901 déclarée sous le n° 2/02613
 
F.APHT 25/01/2010 – Contrat de Destination                                                                                                                                                  Page 2 /7
 
 
Pourquoi un Contrat de destination ?
 
Il faut accepter de faire le constat que le tourisme aux Antilles Françaises est dans une impasse.
Alors que paradoxalement la Guadeloupe et la Martinique par rapport à nombre de leurs voisins
possèdent des paysages magnifiques, une culture préservée et reconnue, un niveau de vie élevé,
des infrastructures modernes, elles ont toutes les difficultés à réussir un développement
touristique.
 
Les raisons sont multiples :
• Des régions dont le développement est bâti sur la consommation et non sur la production.
Sur l’import au lieu de l’export. 
• L'éloignement des marchés émetteurs de touristes.
• La limitation du nombre de compagnies aériennes.
• Un marché émetteur restreint à quelques régions de métropole avec une forte
saisonnalité.
• Un aérogare d’ORLY ne répondant pas au besoin de développement du tourisme des
Antilles.
• Des coûts élevés des billets d’avion qui à certaines périodes nous mettent hors marché.
• Des problèmes de connexion et d'horaires avec les autres marchés internationaux.
• L'impossibilité pour les Européens et autres nationalités de se rendre pour l’instant
directement aux Antilles françaises via ORLY. 
• Le nombre très limité de tour-opérateurs et agents de voyage européens commercialisant
nos destinations.
• Les Grèves, mouvements et blocages sociaux à répétitions et singulièrement en haute
saison.
• Une population encore indifférente aux enjeux du tourisme, qui est pourtant la seule
industrie d'export pourvoyeuse de valeur ajoutée et d'emplois durables, promesse la plus
probable d'avenir pour nos enfants (plus de 1 Milliard d'€ de CA / an avec 15.000 emplois
directs). Notons cependant avec satisfaction que le Comité du Tourisme des îles de
Guadeloupe va entreprendre en 2010 une campagne de communication en direction de la
population locale pour expliquer notre tourisme et la faire adhérer à la démarche.
• La centralisation du transport aérien sur Paris. (Pourquoi pas Nice, Lyon, Toulouse ou
Bordeaux par exemple ?), bien qu’il y ait des vols directs hebdomadaires assurés par la
compagnie CORSAI à certaines périodes au départ de Lyon et Nantes. 
• Des divergences d’intérêts entre certains acteurs de cette industrie
(transporteurs/hôteliers). À cet égard force est de constater que nos compagnies à
l’exception de Corsair  sont des transporteurs de passagers en général et non pas des
transporteurs de touristes. A contrario d'autres Îles de la caraïbe reçoivent de gros
porteurs avec 90% du nombre de passagers qui constituent des visiteurs.
 
Les campagnes de communication publicitaires de la destination étant programmées un an à
l'avance, il est nécessaire :
• De préserver pour l'instant les dessertes existantes depuis Orly,
• De préparer sérieusement de nouvelles dessertes depuis Roissy Charles-de-Gaulle,
• De préparer également des liaisons directes au départ de villes européennes,
« travaillées » en termes de promotion, de démarchage et de représentation, par le CTIG
dont c’est la Mission Première. Ces liaisons pourraient être « charter », opérées par des
compagnies aériennes long-courriers européennes, sur la basse saison correspondant à
nos besoins en termes de clientèles touristiques.
 
F.APHT 25/01/2010 – Contrat de Destination                                                                                                                                                  Page 3 /7
 
 
Conditions du succès d'un contrat de destination
 
Les conditions de réussite existent en partie. Cependant elles restent à améliorer ou à créer.
 
Citons les :
 
• Des acteurs économiques au fait des problèmes de nos destinations, conscients de
l’importance du secteur touristique mais dépourvus de fonds propres pour beaucoup.
• Des élus qui ne semblent pas avoir réellement ressenti jusqu'ici la nécessité de protéger et
d’aider au développement de cette industrie, seule véritable produit d’export et d’avenir
de notre jeunesse, bien que dans certaines communes un intérêt récent semble apparaître. 
À cet égard nous souhaitons souligner avec force que le tourisme est un métier de
techniciens compétents et qu'il ne peut se contenter d'invocations qui s'abriteraient sous le
vocable de "décision politique". 
Le tourisme c'est : Qu'est-ce qu'on fait, quelles sont les attentes, les priorités, combien ça
coûte, quand le fait-t-on, qui est le responsable de cette action et dans quel délai devra-t-
il rendre compte de sa mission?
• Un système bancaire totalement étranger au développement de cette industrie et qui ne
joue le rôle que de détenteur de dépôts. Des banquiers sans doute formés à ne pas investir
dans ce secteur. Situation totalement à l’opposé de ce qui se passe chez nos voisins
caribéens (Sainte-Lucie, Barbade, Saint-Domingue, Antigua, Grenade, Trinidad et
Tobago, Jamaïque  pour n’en citer que quelques-uns)
• Des financements européens importants mais dont le mécanisme de mise en place
nécessite que les acteurs / opérateurs / investisseurs possèdent des fonds propres
importants ou des garanties bancaires et financières adéquates. Il faut donc faciliter
l’accès à ces fonds.
• Des financements de rénovation d'État dont les modalités pratiques d'accès sont
périodiquement remises en cause par Bercy.
• Des infrastructures d’accueil dans les différentes communes de nos départements qui sont
soit inexistantes soit inadaptées.
• Des structures d’accueil et d’hébergement qui nécessitent d’êtres rénovées, voire
reconstruites.
• Des activités de nautisme, de randonnées, bref de découverte de nos régions qui doivent
êtres financées et  encouragées.
• Des formations au niveau de l’animation des hôtels, en particulier pour des langues
étrangères, doivent êtres poursuivies et renforcées.
• Une très forte sensibilisation de la population aux enjeux du tourisme en cela qu’il
constitue l’élément fondamental du développement de nos régions et de l’avenir de notre
jeunesse.
• Un tissu fort d'activités informelles en dehors de tout contrôle, en particulier d'hygiène et
de sécurité.
 
Tout cela constitue des éléments non-exhaustifs de ce que nous pouvons améliorer  
localement avec l’aide des banques, des institutions en général, et de l’Europe.
 
Mais ce n’est pas suffisant pour devenir une région touristique en croissance et sortir de
l’anonymat. Car sur le plan touristique nous sommes des régions « devenues » (car nous ne
l’étions pas) « confidentielles ».
 
En effet, depuis environ trente années nous avons vu disparaître une clientèle internationale
(américaine, canadienne, européenne) sans réellement nous en soucier.
 
 
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Nous avons vu disparaître des compagnies aériennes (American, PanAmerican, Eastern), des
banques internationales (Chase Manhattan), des tour-opérateurs internationaux et des
infrastructures d’hébergement et de restauration dans l’indifférence générale.
 
Nous avons vu disparaître ces compagnies non pas parce que nous étions mauvais, mais
parce qu'elles ont effectivement disparu pour cause de non -anticipation de la mutation de ce
secteur à la fin des années 1970.
 
Aujourd’hui nous devons mettre un terme à ce processus et reconquérir les marchés
européens et internationaux.
 
La Guadeloupe doit déclarer son tourisme d'intérêt général
 
Nous devons réduire notre saisonnalité, augmenter nos chiffres d’affaires et pérenniser nos
entreprises, ainsi nous serons plus rentables. C’est par ce flux nouveau et important de
touristes que nous nous donnerons les moyens d’offrir au monde un produit touristique
performant n’ayant rien à envier à ceux de nos voisins caribéens ou à ceux de l’océan Indien. 
 
Pour cela, chacun des acteurs devra intervenir à son niveau pour assurer le succès de la
démarche, en symbiose avec tous les autres :
 
L'AERIEN
 
• Doit annoncer quand il mettra en exploitation des vols nouveaux (délais préalables à
l'organisation), avec quels avions (nombre de places mises à disposition) combien de fois
par semaine, quels jours et à quels horaires.
• Doit aussi passer si possible des accords avec d'autres compagnies aériennes étrangères
pour mettre en place des correspondances horaires corrélées et des tarifs similaires à ce
qui s'est pratiqué jusqu'ici pour le pré et le post acheminement province / Orly.
• Doit conforter Orly dans son rôle actuel de « Hub » de province avec nos trois
compagnies actuelles en optimisant leur remplissage avec la navette Air France et le
TGV Air, insuffisamment porté à la connaissance des passagers en ce qui concerne
MASSY (campagne de promotion à réaliser semble-t-il.
• Doit faire en sorte que le prix du billet aérien TTC de bout en bout soit compétitif par
rapport à un même tronçon sur une autre île de la Caraïbe
 
À titre illustratif, que l'on ait mis en place pour la destination Guadeloupe un Milan/Orly
à 1400 €  alors qu'un Bordeaux/Orly est à moins de 100 € n'apparaît pas favorable au
développement de la fréquentation touristique Italienne en faveur de la Guadeloupe : il y
a bien l'avion, mais il n'y a pas le tarif de pré et post acheminement correspondant.
 
L’aérien doit s’engager sur une durée de deux à trois ans au départ de chaque nouveau
pays émetteur pour que les autres partenaires puissent également s’engager
concrètement.
 
À chaque opportunité, nous devons œuvrer pour «inviter », une compagnie aérienne à
ouvrir une ligne nouvelle chez nous ! 
 
Si nous lui donnons les éléments chiffrés et tangibles pour « ouvrir » comme nous le
souhaitons, le transporteur mettra sans aucun doute à notre disposition ses moyens. 
 
Ce doit être un rapport « gagnant-gagnant » car l'objectif est le même pour les deux
parties, à savoir : 
- Des taux de remplissage au meilleur prix à un instant donné. 
 
Il y a donc ici un véritable travail de prospection et de commercialisation, non pas
seulement de nos hébergements, mais de l'ensemble des entreprises des secteurs de la
filière. 
 
En un mot, nous devons considérer la Guadeloupe comme un « produit » et nous devons
commercialiser ce produit en fonction des cibles de marchés que nous voulons atteindre. 
 
C'est ce que font certaines îles de la Caraïbe avec succès.
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LE COMITE DU TOURISME DES ILES DE GUADELOUPE,
EN HARMONIE AVEC LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR
 
• Doit revoir et adapter ses budgets aux nouveaux pays émetteurs visés, pour aider à un
meilleur remplissage des avions qui seront mis à Roissy pour desservir nos destinations.
• Doit fédérer les communes et leurs syndicats d'initiative pour se préparer à l'arrivée de
ces nouvelles clientèles (propreté, parcours touristiques dans et hors de la commune,
guides d'accueil dans la langue de nos visiteurs, programmation annuelle des animations
culturelles, patrimoniales, nocturnes, mise en avant des lieux de gastronomie …). En un
mot, ces nouveaux clients ne doivent pas êtres laissés à eux mêmes et il faut se préparer à
les accueillir convenablement pour qu’ils repartent comblés (Préalable indispensable).
• Doit adapter sa stratégie marketing et sa démarche de communication avec un volontariat
fort ciblé sur les nouveaux pays émetteurs et leurs professionnels de la vente (Tour-
opérateurs et Agences de voyages)
• La population doit être informée (affichage, presse, radio, télévision) et préparée pour un
accueil optimal des nouvelles clientèles.
 
LES COLLECTIVITES ET ORGANISMES CONSULAIRES DOIVENT
 
• Participer à la mise en place du contrat de destination, à divers titres :
 Réalisation de dossiers (Book) sur la destination qu'il faudra ensuite aller présenter
aux nouveaux pays émetteurs (descriptifs, cartes, photos, points forts de la
destination, produits et offres touristiques, …). Cela a un coût, mais cette démarche
ne peut-être occultée.
 Aménagement des créneaux horaires pour l'arrivée de ces nouveaux avions, et
adaptation des taxes, ainsi que tous moyens à mettre en œuvre pour faire venir de
nouveaux Européens
 
Est-il normal que pour un prix de billet avion, que le tour-opérateur paye 190 € HT il
y ait plus de 290 € de taxes et redevances diverses ? Ne pourrait-il pas être mis en
place, comme pour le bouclier fiscal, un bouclier aérien de telle sorte qu'en aucun cas 
le prix du billet TTC ne puisse être plus du double du prix du billet HT, et que le
surplus soit remboursé suivant des modalités à définir ?
 
LES HOTELIERS, RESTAURATEURS ET ANIMATEURS TOURISTIQUES DOIVENT
 
• Parachever leurs produits : rénovation, embellissement, meilleure formation des
personnels, meilleure pratique des langues, organisations des animations sur site,
manifestations gastronomiques et meilleure mise en valeur de celle là… En un mot il faut
repenser nos professions en faisant du client le centre de nos préoccupations.
 
Le Comité du Tourisme, Les Collectivités, Le Port et l’Aéroport à travers leur Organisme
Consulaire, et les Professionnels du Tourisme doivent impérativement s’engager, chacun en ce
qui les concerne, sur des objectifs chiffrés et planifiés à trois ans, pour les pays émetteurs visés.
 
LES DEUX MINISTERES DE L'OUTRE-MER ET DU TOURISME DOIVENT :
 
• Être partie prenante dans la démarche : coordination des politiques dans les DOM,
interventions marketing en intégrant les professionnels qui sont les mieux placer pour
décider.
• À noter que le projet annoncé par Mr JEGO en 2008, de réaliser un site internet de
l’Outre-mer est une idée à approfondir.
Ce site pourrait permettre de ramener vers des Tour-opérateurs une clientèle strictement
internet qui pour l’heure lui échappe de plus en plus, à condition que ce site soit lisible
par les internautes (Cies aériennes impliquées pour aller d’un point A à un point B,
horaires de correspondances corrélés, Tour-opérateurs vendant la destination, types
d’hébergements et d’activités proposés, etc…)
 
 
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Pour nous résumer, un Contrat de Destination doit répondre à des engagements de tous les
acteurs :
 
• Se tourner résolument vers l’Europe afin de diversifier notre clientèle touristique et
d’affaire et ainsi réduire notre saisonnalité. Cela implique des investissements marketing
et publicitaires importants sur des pays ciblés (Italie, Suisse, Belgique, Pays-Bas,
Scandinavie, éventuellement Allemagne, etc…) et des relations commerciales nouvelles à
établir avec les T.O , agents de voyages et transporteurs.
• Développer des lignes aériennes en direct de ces pays (charters, lignes régulières). Cela
conduira très probablement à un choix du transporteur en fonction de l’origine
géographique des pays visés.
• Utiliser ROISSY CDG comme « hub » à la fois pour les vols en provenance de l’Europe
(dans un premier temps) mais aussi pour les avions et trains en provenance des provinces
de France. Les passagers en provenance de la province française ont et auront de plus en
plus de difficultés à rallier ORLY car le rail remplacera à moyen terme l’aérien sur le
plan intérieur. Le rail dessert ROISSY au détriment d’ORLY. Il est donc évident qu’à
courte échéance, les Antilles françaises seront coupées non seulement de la majorité des
régions de France mais aussi de l’Europe.
• Lorsque l'ouverture de Roissy sera effective, elle sera à utiliser pour les « feeders
européens, mais aussi internationaux. C'est avec Roissy que l'on pourra toucher des
clientèles lointaines pourvoyeuses de devises, comme les Chinois, les Japonais ou les
Indiens. De plus, la majorité des compagnies arrivant à CDG fait partie de grandes
alliances qui ont entre elles des accords de pré et post acheminements.
• Développer aussi une relation avec certaines compagnies desservant nos voisins
caribéens. Par exemple la compagnie Virgin Atlantic à partir des aéroports de Londres.
Heathrow et Gatewick qui sont des hubs internationaux à ne pas négliger, pourraît
générer des flux complémentaires…
• Développer, comme l'avait proposé Mr JEGO en 2008, un site Internet commun aux
DOM, en liaison avec les destinations, les professionnels de la filière, les tour-opérateurs
qui doivent être associés à la démarche, afin de capter les internautes, de plus en plus
nombreux et qui veulent décider par eux-mêmes.
 
Ce site doit être plus qu'un "site d'image". Il doit permettre à l'internaute qui veut aller par
exemple de Hanovre à Pointe-à-Pitre de prendre connaissance :
 Des compagnies aériennes qui assurent la desserte
 Des horaires (si possibles étudiés et corrélés pour les correspondances)
 Des tarifs
 Des offres produits
 Des promotions (avec prudence, à réfléchir)
 Des tour-opérateurs engagés dans les offres,
Et de réserver, voire de payer en ligne.
 
Ce n'est pas un site concurrent des tour-opérateurs, mais complémentaire qui pourra
éventuellement leur ramener une partie de la clientèle qui leur aurait échappée sans cela.
 
• Entreprendre des actions de Relation Publique sur les nouveaux pays émetteurs, avec
l’ensemble des acteurs,
• « Vendre » les nouveaux pays émetteurs au travers du réseau de vente (AGV) pour que
les Guadeloupéennes et les Guadeloupéens soient incités à s’y rendre, (cela peut
constituer un flux non négligeable).
 
F.APHT 25/01/2010 – Contrat de Destination                                                                                                                                                  Page 7 /7
 
 
• Enfin se donner des moyens promotionnels en ajouts aux moyens financiers du CTIG par
participation volontaire et programmée des professionnels :
 Billets aériens dédiés pour des éductours, journalistes, voyages de repérages,
 Hébergements diversifiés pour les structures adhérentes au CTIG au travers de
leurs représentations professionnelles (la première implication d’un professionnel
est d’adhérer à sa représentation professionnelle impliquée dans le CTIG, et avec
lui, à la réussite du Challenge collectif : on ne peut pas « profiter » de l’action
collective sans participer)
 Restauration
 Locations de voitures
 …
 
Tout cela nécessitera des financements privés et publics importants mais aussi une entente,
un accord entre tous les acteurs privés et publics, pour réussir à mettre en marche ce
contrat de destination. 
 
ATOUT France devrait être le coordinateur rédactionnel d'un tel contrat, mais celui-là ne
peut être élaboré sans la participation effective de tous les acteurs précédents.
 
Même s'il y a urgence, il faut prendre son temps pour une élaboration réfléchie.
 
Un tel contrat doit être achevé à mi 2010.
 
 
Pour les Professionnels de la F.APHT, 
Le 27 janvier 2010, 
Le Président.
 
 
 
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:20
Le Conseil Général a tenu sa 1ère Commission Permanente de l’année

La commission permanente de l’Assemblée Départementale s’est réunie le jeudi 28 janvier 2010 au palais du  Conseil Général à Basse-Terre. Les élus se sont ainsi prononcés sur les dossiers ayant notamment trait aux compétences départementales suivantes :

Carburants : la collectivité départementale émet un avis défavorable sur le nouveau projet de décret réglementant le prix des produits pétroliers dans les DFA

Faisant suite à l’avis défavorable prononcé par l’assemblée départementale le 16 décembre 2009 sur le projet de décret réglementant les produits pétroliers, un nouveau projet de décret a été proposé par le gouvernement. Néanmoins, les élus ont constaté que ce nouveau texte ne modifiait qu’à la marge le précédent projet et n’apportait aucune réponse concrète aux réserves émises précédemment.
Ce projet prévoit principalement que le préfet fixe notamment, par arrêté, le prix maximum hors taxes de sortie de raffinerie, hors passage en dépôt ou encore le prix maximum hors taxes d’acheminement des carburants entre la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, ainsi qu’entre les îles de la Guadeloupe.
La collectivité départementale a donc émis un avis défavorable à ce projet qui n’établit pas cette véritable réforme de la transparence que les élus et les consommateurs appellent de leurs voeux.

Le Département, solidaire du peuple haïtien

Le Conseil Général signera une convention avec l’Institut de Coopération Franco-Caraïbe (ICFC) afin d’assurer la mise en œuvre urgente d’actions humanitaires en faveur des populations sinistrées de la République Haïti, gravement touchées par le séisme du 12 janvier 2010. Engagé au sein du Comité Technique Opérationnel afin de coordonner l’ensemble des moyens, dons et actions marquant la solidarité avec Haïti, le Département s’engagera à hauteur de 300 000 euros pour le financement des actions et mesures d’urgence.

La collectivité s’engage pour la formation des jeunes

Au titre de l’année universitaire 2009-2010, le Conseil Général allouera la somme de 3 283 000 euros à son dispositif d’aides aux étudiants. Ainsi, ce ne sont     pas moins de 800 étudiants guadeloupéens qui bénéficieront de la Bourse du Président, des Prêts complémentaires, des Prêts d’honneur ou encore de la bourse sur critère de mobilité au sein de l’Union Européenne qui devraient leur permettre d’acquérir des qualifications contribuant au développement local.

La prévention du VIH, une question de santé publique

La collectivité mettra à disposition, à titre gracieux, des locaux au sein du siège de la circonscription départementale d’action sanitaire et sociale de Marie-Galante, sis dans l’ancien hôpital de Grand-Bourg, au profit du Centre d’Information de Dépistage et de Traitement des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDDIST) du Centre Hospitalier Universitaire de Pointe-à-Pitre/Abymes pour l’implantation d’une antenne. Ainsi, la population marie-galantaise pourra bénéficier de dépistages anonymes et gratuits des IST, de traitements spécifiques, de permanences bimensuelles de l’équipe du CHU et d’actions d’éducation à la santé.

Le Département se mobilise pour le développement de l’accompagnement social de proximité

Dans le droit fil de sa politique de lutte contre les exclusions de toutes sortes, le Conseil Général signera une convention pluriannuelle sur la période 2009-2011 et attribuera une subvention de 86 000 euros pour l’exercice 2009 à l’Association Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence (ADSEA) à titre de contribution au fonctionnement de l’équipe de rue rattachée au Service des Equipes de Prévention Spécialisée et d’Insertion (SCEP) de Basse-Terre. Cette structure a pour vocation de recréer le lien social avec des publics en situation de marginalisation et d’accompagner  les personnes dans une démarche d’insertion.



Une gestion maîtrisée de la ressource en eau, une priorité pour le Conseil Général

Le Département réalisera, sur une période de 7 mois, une étude de faisabilité de l’irrigation en Nord Basse-Terre et de construction du barrage de GERMILLAC. Cette mission portera sur 2 axes :
La pré-étude d’aménagement comportant un volet foncier et un volet hydraulique de la zone agricole.
La production d’un contenu détaillé de l’avant-projet des réseaux et de l’avant-projet du barrage.
La collectivité a procédé aujourd’hui à la désignation de l’entreprise chargée de cette prestation dont le montant global s’élève 160 460,65 euros.

Le Département, acteur du rayonnement culturel

A l’occasion de cette Commission Permanente la collectivité a procédé à l’attribution d’une enveloppe globale de 40 000 euros à divers organismes dont les projets contribuent au rayonnement culturel de la Guadeloupe, dont notamment :
ORGANISME
OBJET
MONTANT
Communauté d’Agglomération Cap Excellence
Organisation de la 1ère édition du festival « Ilôjazz »
15 000 €
Association « Racines »
Organisation du « Mois de l’Afrique » 2010
5 000 €
Association « Institut du Tout Monde »
Organisation de la 20ème édition du Prix Carbet de la Caraïbe
5 000 €
Association « Léwôz »
Création d’un espace de rencontres et d’échanges entres les acteurs culturels du gwoka et les jeunes populations. Organisation de la 2ème édition de la journée du ka en juin 2010
4 500 €
Association « Maison de l’Architecture »
Poursuite du projet d’action intitulé « Regards sur la ville »
3 000 €
Art & Vision Productions
Réalisation du projet photographique de Philippe VIRAPIN autour de la mise en scène du tableau de Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse
3 000 €
Association « Atelier du Soleil »
Réalisation d’une exposition des œuvres de Stonko LEWEST, artiste plasticien
2 500€




Le Conseil Général œuvre pour la démocratisation du sport
Lors de cette 1ère commission permanente,  une subvention de 10 000 euros a été attribuée à la ligue guadeloupéenne de karaté pour l’organisation du 2ème Open de Karaté en Technique et Combat qui se déroulera le 6 février prochain à Saint-François. Cette manifestation s’inscrit dans la continuité  de la politique de masse développée par ligue, avec à ce jour 22 clubs et un effectif de plus de 1000 licenciés, et qui désormais souhaite favoriser l’accession au haut niveau des athlètes guadeloupéens.
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:17
Réforme des collectivités territoriales :
Jacques GILLOT affiche sa perplexité face à la stratégie mise en place par le Gouvernement


Jacques GILLOT participe depuis hier aux débats du Sénat dans le cadre de l’examen du texte portant sur la réforme des collectivités territoriales et tout particulièrement sur la création du poste de conseiller territorial appelé à remplacer en mars 2014 les conseillers généraux et régionaux en France Hexagonale.

Pour le sénateur Jacques GILLOT, il est certes nécessaire de moderniser les institutions de la République afin de donner plus de lisibilité aux politiques publiques mais il a vivement regretté les zones d’ombre entourant le mode d’élection, les compétences, les atteintes à la parité au sein des assemblées ainsi que la représentativité territoriale de ce nouvel élu ; autant d’éléments fondamentaux qui ne seront définis qu’ultérieurement par voie d’ordonnance et dans de futurs projets de loi.
Selon Jacques GILLOT, cette stratégie empreinte de visées électoralistes ne garantit pas une suffisante concertation avec la population.
S’agissant de la Guadeloupe, Jacques GILLOT a en conséquence réaffirmé la nécessité de mettre en place un véritable projet de société, conformément aux orientations et à la méthode proposées lors du dernier Congrès des élus départementaux et régionaux, seule base de réflexion permettant de jeter les fondements de nouveaux rapports sociaux, économiques et politiques en Guadeloupe.
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:14
LA SACEM SE MOBILISE POUR HAÏTI

Suite au violent séisme ayant frappé Haïti, le Conseil d’administration de la Sacem, très touché par les conséquences de cette catastrophe, souhaite apporter son soutien au peuple haïtien. Une contribution exceptionnelle, pouvant atteindre 100% des droits d’auteur perçus, sera accordée à l’occasion des manifestations organisées en faveur d’Haïti.
 
Pour que ce don puisse être accordé, l’organisateur doit :
►procéder à la déclaration préalable de sa séance en signant un contrat général de représentation,
►remplir un dossier simplifié de demande de don disponible à la délégation régionale,
►être en mesure de pouvoir justifier que la totalité de la recette est versée à une ONG (Croix Rouge, Secours Populaire …).
                      
►le don de la Sacem sera versé directement à une ONG de son choix.
►cette mesure exceptionnelle concerne uniquement les départements de la GUADELOUPE, de la MARTINIQUE et de la GUYANE.
 
►Adresse de la délégation régionale de la GUADELOUPE :
Immeuble les Tropiques - Voie Verte – ZI Jarry - 97122 BAIE-MAHAULT
Tel : 05 90 41 94 50
 
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André-Jean Vidal
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:12
 
DOM : le « oui » à la collectivité unique en Guyane et en Martinique, quelles conséquences ?

Le 24 janvier 2010 les électeurs guyanais et martiniquais se sont prononcés à respectivement 57,48 et 68,3% pour la « création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région » [1] . Il s’agit d’une conséquence directe des constatations du rapport du comité Balladur [2] qui, à la proposition n°20 évoquait : « [d’]instaurer, dans les régions et départements d’outre-mer, une assemblée unique. » L’enjeu est de taille puisqu’il permettra d’unifier les services administratifs et les budgets des deux échelons tout en créant une assemblée territoriale unique.
Deux effets positifs à terme : la clarification des compétences exercées actuellement au niveau départemental et régional et la rationalisation des tâches et des structures administratives qui, aujourd’hui, se chevauchent. Cette réforme institutionnelle qui devrait avoir un impact budgétaire positif générant des économies.

Du côté des effectifs de fonctionnaires territoriaux, la « fusion » devrait également porter ses fruits à plusieurs niveaux :

 Réduction les conflits catégoriels qui opposent en termes de primes, de statut et de traitement les effectifs des départements et des régions

 Baisse des effectifs publics totaux à l’heure du choc démographique touchant les personnels actuellement en poste.

Les départs à la retraite devraient exploser dans les années à venir. A 10 ans (soit 2016 compte tenu des dernières données disponibles), ce seront 40% des agents titulaires de l’ensemble de la fonction publique territoriale de Martinique qui partiront à la retraite. Le constat est plus mesuré en Guyane puisque c’est seulement 32% qui partiront lorsque la France métropolitaine verra ses départs s’établir à 33%.

Quoi qu’il en soit, pour le moment, la question de la réduction des effectifs publics demeure taboue. Reçus à l’Elysée par le Président de la République, Rodolphe Alexandre (maire PS de Cayenne et candidat probable de l’UMP aux régionales des 14 et 21 mars prochains) et Me Chong Sit se sont vu confirmer que cette question n’était pas à l’ordre du jour [3].

Pas plus tard qu’en 2009 la région Guyane, affirmait augmenter ses effectifs alors que le taux d’administration y est de 1‰ contre 0,3‰ en métropole. Plus méritoire, le département de Martinique affirme pour le même exercice diminuer le nombre de ses fonctionnaires ; il offre pourtant un taux d’administration de 7‰, alors que la métropole en présente une proportion de 5‰.

En réalité, si l’on envisageait d’aboutir à un alignement des taux d’administration départementaux et régionaux « domiens » sur ceux ayant cours actuellement en métropole, la future collectivité unique de Martinique par exemple devrait réduire ses effectifs de 32% soit une baisse effective de 1000 fonctionnaires [4] ! En Guyane la réduction serait encore plus importante puisqu’elle conduirait à tailler à hauteur de 55,4% dans les effectifs afin de supprimer 1322 postes. La Guadeloupe qui ne se prononcera sur l’institution d’une collectivité territoriale unique qu’en 2011 aura paradoxalement moins d’efforts à faire que ses deux voisines, devant produire un effort de réduction de 16% soit 482 postes. Et ce, alors même que la métropole est elle aussi actuellement sur-administrée par rapport à ses voisins européens.

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André-Jean Vidal
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:32
INDISCRÉTIONS
Eric
Eric Jalton s'amuse. Son père, Frédéric Jalton, député de la Guadeloupe en son temps, avait déposé en 1988 à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à la création d'une assemblée unique. Dans une interview à Sept magazine, il avait dit : « J'ai écrit à tous les élus parlementaires, conseillers généraux, régionaux, maires, conseillers généraux pour leur demander leurs observations : j'ai reçu quatre réponses. » Il aura fallu vingt ans pour que cette solution à ce qu'il appelait alors « le gâchis provoqué par l'existence de deux assemblées politiques sur un territoire de 1 700 km2 » soit de nouveau d'actualité. Mais oui, Eric peut s'amuser à faire parvenir la photocopie de cette déclaration prophétique aux médias !

Victorin
Le week-end d'un candidat : samedi, à 12 heures, visite de terrain à Grand-Camp, à 14 heures, déjeuner-champêtre au Moule, à 19 heures, conférence à Petit-Canal. Dimanche à 10 heures, vœux de Balan pou Zabym, à 14 heures, vœux de l’Association La Relève à Pointe-Noire, à 19 heures, conférence à Vieux-Habitants... Ouf !

Philippe
Philippe Chaulet, président de l'UMP, s'étonne : « Comment Blaise Aldo peut-il être toujours chargé d'une mission par l'UMP alors qu'il n'a même pas rencontré le président de l'UMP et les délégués ? Il fait une liste Objectif Guadeloupe, oui ! L'UMP n'a rien à voir dans cette affaire. Comment pourrait-on croire que Joël Beaugendre, pour ne prendre que lui, élu UMP, serait en sixième position derrière des gens comme Daniel Marsin ?.. »

Blaise
Blaise Aldo fait sa liste pour les régionales. Il est le champion de l'UMP Paris, en mission spéciale pour la prochaine élection d'envergure. Sauf que Blaise Aldo, dit-on à la Région, n'a jamais siégé. « En six ans, élu régional, il n'a jamais mis les pieds à la Région », nous dit un de ses collègues. Malpalan ! S'il n'a jamais siégé à Basse-Terre, Blaise Aldo a été un remarquable député, à Bruxelles !

Laurent
Ce soir, ils viendront, ils seront tous là à l'Hôtel Golf Village, dans les hauts de Saint-François. Philippe Chaulet, Louis Molinié,  d'autres encore, autour de Laurent Bernier, pour lancer le Rassemblement pour une Guadeloupe Nouvelle (RPGN), qui est la formation politique sensée porter la liste de l'UMP locale aux régionales. Entrée libre ? Entrée libre !
Jean
Jean Fabre, préfet de Guadeloupe a installé un GIR Concurrence. C'était promis par le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de son passage en Guadeloupe, il y a quelques mois. Ce GIR concurrence (qui est dirigé par David Tibilan, directeur départemental de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) va se pencher sur les prix pratiqués par la grande distribution, les grossistes, etc. Attention qu'à force de se pencher... il ne tombe !

Jean
Le préfet Jean Fabre vient de déclencher « le plan blanc élargi ». Ka sa yé ? Ki blan ? On agoulou ? Men wi, i... élargi ! Bref, n'y voyant pas malice — mais nous oui ! — on a baptisé ainsi un plan humanitaire de première nécessité, tout à l'honneur des autorités puisque, depuis le début de la crise en Haïti, la Guadeloupe a pris en charge une cinquantaine de blessés lourds, dont une vingtaine d’enfants. Compte tenu de la charge que ces évacuations sanitaires font peser sur l’activité des unités hospitalières, le préfet a décidé l’activation du plan blanc élargi pour mobiliser l’ensemble des structures hospitalières, publiques et privées, dans la prise en charge des patients.

Jean 23
Non, il n'y aura pas de Jean... 23 ! Le préfet nous servi tantôt cette boutade, faisant référence à Sa Sainteté le pape Jean XXIII. Mais le préfet n'est pas un saint !..
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:19
INDISCRÉTIONS
Eric
Eric Jalton s'amuse. Son père, Frédéric Jalton, député de la Guadeloupe en son temps, avait déposé en 1988 à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à la création d'une assemblée unique. Dans une interview à Sept magazine, il avait dit : « J'ai écrit à tous les élus parlementaires, conseillers généraux, régionaux, maires, conseillers généraux pour leur demander leurs observations : j'ai reçu quatre réponses. » Il aura fallu vingt ans pour que cette solution à ce qu'il appelait alors « le gâchis provoqué par l'existence de deux assemblées politiques sur un territoire de 1 700 km2 » soit de nouveau d'actualité. Mais oui, Eric peut s'amuser à faire parvenir la photocopie de cette déclaration prophétique aux médias !

Victorin
Le week-end d'un candidat : samedi, à 12 heures, visite de terrain à Grand-Camp, à 14 heures, déjeuner-champêtre au Moule, à 19 heures, conférence à Petit-Canal. Dimanche à 10 heures, vœux de Balan pou Zabym, à 14 heures, vœux de l’Association La Relève à Pointe-Noire, à 19 heures, conférence à Vieux-Habitants... Ouf !

Philippe
Philippe Chaulet, président de l'UMP, s'étonne : « Comment Blaise Aldo peut-il être toujours chargé d'une mission par l'UMP alors qu'il n'a même pas rencontré le président de l'UMP et les délégués ? Il fait une liste Objectif Guadeloupe, oui ! L'UMP n'a rien à voir dans cette affaire. Comment pourrait-on croire que Joël Beaugendre, pour ne prendre que lui, élu UMP, serait en sixième position derrière des gens comme Daniel Marsin ?.. »

Blaise
Blaise Aldo fait sa liste pour les régionales. Il est le champion de l'UMP Paris, en mission spéciale pour la prochaine élection d'envergure. Sauf que Blaise Aldo, dit-on à la Région, n'a jamais siégé. « En six ans, élu régional, il n'a jamais mis les pieds à la Région », nous dit un de ses collègues. Malpalan ! S'il n'a jamais siégé à Basse-Terre, Blaise Aldo a été un remarquable député, à Bruxelles !

Laurent
Ce soir, ils viendront, ils seront tous là à l'Hôtel Golf Village, dans les hauts de Saint-François. Philippe Chaulet, Louis Molinié,  d'autres encore, autour de Laurent Bernier, pour lancer le Rassemblement pour une Guadeloupe Nouvelle (RPGN), qui est la formation politique sensée porter la liste de l'UMP locale aux régionales. Entrée libre ? Entrée libre !

Jean
Jean Fabre, préfet de Guadeloupe a installé un GIR Concurrence. C'était promis par le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de son passage en Guadeloupe, il y a quelques mois. Ce GIR concurrence (qui est dirigé par David Tibilan, directeur départemental de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) va se pencher sur les prix pratiqués par la grande distribution, les grossistes, etc. Attention qu'à force de se pencher... il ne tombe !
André-Jean VIDAL
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André-Jean Vidal
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:17
Solidarité Haïti : Une barge de haute capacité à destination d’Haïti à compter du 8 février !

Le CTO poursuit activement sa démarche de coordination de la chaine de solidarité guadeloupéenne en direction d’Haïti.
Ainsi, après les trois derniers envois de dons collectés grâce à la générosité des guadeloupéens (13 tonnes sur le Francis GARNIER le 16 janvier dernier, 40 tonnes sur l’avion de la Croix-Rouge affrété par les collectivités via l’Institut de Coopération Franco-Caraïbe (ICFC) le 17 janvier et 12 tonnes sur le navire militaire le SIROCO du 20 janvier, le CTO annonce les deux prochains départs à destination d’Haïti :
Jeudi 28 janvier à 8h, un avion militaire Hercule décollera de l’aéroport du Raizet pour acheminer 13 tonnes d’eau collectées grâce à l’opération lancée par l’enseigne Capès Dolé.
Semaine du 8 février, une barge d’une capacité de 1 300 palettes acheminera l’ensemble de la collecte guadeloupéenne vers Haïti.
Rappelons qu’à cette date, le CTO a déjà recensé et stocké dans les entrepôts gracieusement mis à disposition, plus de 600 palettes de denrées alimentaires (conserves, lait, eau, biscuits, légumes secs) et plus de 60 tonnes de matériel (bâches, tentes, couchettes pour enfants, lits médicalisés, lampes à pétrole, kits d’hygiène, couvertures, etc).
Dans la perspective du départ de cette barge, le CTO invite les organismes ayant collecté des dons et désireux d’utiliser un moyen d’acheminement vers Haïti, à le contacter dans les meilleurs délais au numéro vert 0 800 591 591.
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André-Jean Vidal
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