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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:14

INDISCRÉTIONS
Jacques
Jacques Cornano, sénateur, fait un tour de Guadeloupe un peu particulier. Celui des conseils municipaux. De quoi parle-t-on dans ces réunions qui se poursuivent au fil des semaines ? De  développement touristique, de transport maritime entre la Basse-Terre et les îles voisines, d'épandage aérien, de taxes aéroportuaires, de l'accès à la propriété, du mariage homosexuel, etc. En fait, M. Cornano veut avoir un audit de ce que pensent les élus locaux des grands thèmes de société qui agitent la Guadeloupe. Combien d'élus locaux à mandat national en ont fait autant ?..

Ary
Ary Chalus poursuit ses inaugurations de bâtiments communaux, généralement abritant des services existant ou créés pour satisfaire à un service public. Depuis qu'il est la personnalité révélée par le dernier sondage de Qualistat comme un homme d'avenir sur lequel le pays compte, a-t-il changé ? Curieusement, alors que certains de ses prédécesseurs à cet honneur sondagier s'en glorifiaient, lui reste serein, du moins en public, se baladant le dimanche dans sa commune et dans Jarry pour inspecter les caniveaux et voir ceux qui débordent sur la route au moment des grosses pluies...

Anabela
La cause des femmes est-elle encore un combat à mener ? Cette question qui révèle un profond désarroi ou un abandon complet sera posée, ce mardi soir, au Kafé Philo du Signe é sens, à la marina de Gourbeyre. Anabela, militante des droits des femmes, Patrick Racon, prychologue, Patricia Braflan-Trobo, sociologue, animeront le débat. Même si la réponse à la question est Oui, on peut craindre que se poser encore la question soit mauvais signe... Un très mauvais signe pour la société guadeloupéenne !

Jacky
Il y a actuellement, dans le Pacifique, un nouveau continent, mais dérivant (dénommé Great Pacific Garbage Patch) d'environ 3,5 millions de km2... composé de 750 000 à 1 million de kg de déchets par km2 (en particulier des plastiques). Il représente en terme de superficie plus de 5 fois celle de la France (DOM-TOM et COM compris). Allo Jacky ?
André-Jean VIDAL

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:12

Jeudi 1er et vendredi 2 Novembre 2012,

les catholiques célébreront dans la joie

la Toussaint puis le jour de prière pour les défunts

 

 

 

Abymes, mardi 30 octobre 2012

 

 Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Vendredi 1er  novembre, au cours de la célébration de l’eucharistie, l’Eglise honorera ainsi la foule innombrable de celles et ceux qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

 

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service des autres. C’est pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus et inconnus.

 

La vie des saints constitue une véritable catéchèse. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement, par leurs doutes, leurs questionnements : ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain !

 

 

La fête de la Toussaint rappelle donc aussi que tous les hommes sont appelés à la sainteté. Celle-ci n’est pas une voie réservée à une élite ! Elle concerne tous les hommes de bonne volonté. Ainsi, au cours de la messe de canonisation qu’il célébrait place Saint-Pierre à Rome, le pape Benoit XVI s’exprimait en ces termes : « Jésus invite chacun de nous à le suivre, comme ces saints, sur le chemin de la croix, pour recevoir ensuite la vie éternelle dont il nous a fait don en mourant. Que leurs exemples nous servent d’encouragement ; que leur enseignement nous guide et nous réconfortent ; que leur intercession nous soutienne dans les peines du quotidien, pour que nous puissions arriver un jour à partager avec eux et avec tous les saints la joie du banquet éternel dans la Jérusalem céleste ».


Le lendemain, vendredi 2 novembre, les catholiques prieront en particulier pour les défunts. Dans la lumière de la Toussaint, cette journée est l’occasion d’affirmer et de vivre l’espérance en la vie éternelle donnée par la résurrection du Christ. Le mot  « défunt » vient du latin « functus » « s’acquitter de, ou accomplir ». Le défunt est bien celui qui a rempli la première de « ses vocations ». Il a vécu. La foi chrétienne prend en compte cette vie. Elle l’a accompagnée de sa prière et des sacrements, elle ne se considère pas quitte et intercède alors pour que Dieu en sa miséricorde, accorde le pardon et la paix du Royaume aux défunts. Pour le chrétien, s’acquitter de la vie n’a de sens que dans la fidélité au Seigneur.  Le 2 Novembre est bien « une fête » de foi et d’espérance.

 

En signe de cette espérance, un grand nombre de personnes se rendront dans les cimetières pour honorer leurs proches disparus et fleurir leur tombe. 

 

 

 

 

                                                                        J. Hamot

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:16

INDISCRÉTIONS
Victorin
Lessivé, Victorin Lurel à la sortie de son audition à l'Assemblée nationale. Il répondait aux questions sur son projet de loi sur la cherté de la vie Outre-mer. Sujet qu'il maîtrise bien, mais avec M. Lurel on sait que la passion est toujours là et, quoique l'audition ait été à huis clos, on peut aisément imaginer qu'il a tout donné pour convaincre ses interlocuteurs. Du calme, Toto... On se ménage !

Jacques
Jacques Necker, ministre de Louis XVI, au moment de la réunion des Etat Généraux qui devaient entraîner la chute de la monarchie, avait plaidé pour qu'on fasse un sort meilleur aux « Nègres », comme on disait alors. Il parlait au nom du roi de France. Devant une noblesse, un clergé, un tiers-état qui écoutaient religieusement... Ces derniers, par le biais de leurs représentants, dont l'abbé Sieyès, devaient reprendre cette préoccupation à leur compte trois ans plus tard... Un peu d'histoire.

Jacky
Non, Jacky Dahomay, porte-parole du camp des anti-épandeurs, ne désarme pas. Ce que c'est d'être retraité et de se donner à fond ! Ce qui semble être le grand combat de sa vie, Jacky Dahomay va le mener jusqu'au bout. Mais, c'est quoi, le bout, en fait ? Qu'il n'y ait plus d'épandage aérien (ou autre) ou qu'il n'y ait plus de bananes Gwadloup ?..

Ramon
A propos d'épandage, rions un peu, même si le sujet est grave. « Nous utilisons la banole dans la production biologique de la banane qui va vers la France, l'Italie, l'Allemagne. Elle est autorisée en traitement aérien pour la banane bio. Le problème, c’est qu’elle est plus chère que les autres. Très raffinée et non toxique, la banole est un produit d’avenir du fait de sa qualité environnementale. » Non, ce n'est pas Francis Lignières, président du Groupement des bananiers de Guadeloupe, qui dit cela, mais Ramon Castillo Lachapelle, président de Calosa (Castillo Lora Soluciones Agricolas), à Santo Domingo où les planteurs de bananes font... 15 à 20 cycles de traitement aérien par an, contre 8 chez nous.
André-Jean VIDAL

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 18:15

INDISCRÉTIONS
Albert
Albert Camus aurait aimé. L'Etranger, le roman le plus traduit, l'est désormais en créole, par Raphaël Confiant. Ce monument de la littérature vient de paraître, chez Caraïbéditions (l'éditeur en créole d'Astérix, de Titeuf, de Tintin), sous le titre Moun andéwo a. Traduit en 49 langues, L'Etranger a marqué Raphaël Confiant quand il était étudiant mais aussi quand il a vécu en Algérie, après ses études, avant de revenir en Martinique. Un véritable collector, dans toutes les bonnes librairies...

Aimé
« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. » Cette citation d'Aimé Césaire sert d'appui, depuis quelques jours, à la campagne des anti-épandage... Pauvre Césaire, an tout sos !

Michel
Peintre sur toile, mais aussi auteur de fresques et de sculptures monumentales. Michel Rovelas est le peintre guadeloupéen le plus connu à l'extérieur. Il définit son travail artistique : « Soit peindre ce que je vois en tant qu'homme du XXe siècle, natures mortes, paysages, portraits... soit tenter de rendre compte, par une investigation plus poussée, de la nature de l'homme guadeloupéen et de son devenir. J'ai choisi la seconde voie. » La voix royale : 30 000 euros la toile de très belle facture (qualité musée, en fait) sur uprising-art.com, le site d'art de Claire Richer (et Bernard Hayot).

Ericka et Vincent
Erick Mérion et Vincent Tacita managent Qualistat, institut de sondage auquel on doit des études sur la popularité de nos personnalités politiques. Qui sont les 403 sondés de la dernière livraison (voir notre précédente édition) ? Des agriculteurs et pêcheurs : 1%, des artisans, commerçants, chefs d'entreprises, professions libérales : 8%, des cadres et professions intellectuelles supérieures (?) : 3%, des professions intermédiaires : 7%, des employés : 32%, des ouvriers et techniciens : 4%, des chômeurs : 20%, des retraités : 18%, des lycéens et étudiants : 7%. La composition sociologique de la Guadeloupe, en fait !
André-Jean VIDAL

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:04

 

 

La préfecture informe que l'unité littorale de la direction de la mer de la Guadeloupe a procédé les Mercredi 24 et jeudi 25 octobre 2012, à deux opérations de contrôles sur le marché aux poissons situé sur le boulevard maritime à Basse-Terre.

 

Ces contrôles ont abouti à la saisie de 30 kg (mercredi) et 100 kg (jeudi) de lambis ne pesant pas le poids réglementaire, et vendus en frais alors que ces produits étaient congelés. Les poissonniers incriminés sont passibles d’une amende administrative et de poursuites pénales.

 

Ces actions, coordonnées  par le préfet de la région Guadeloupe dans le cadre d'un plan régional de contrôles des produits de la pêche maritime sont appelées à être reconduites et visent l'ensemble des acteurs de la filière.

 

La préfecture de la Guadeloupe rappelle que la réglementation en vigueur prévoit que la pêche et la commercialisation du lambi sont autorisées du 1er octobre au 31 décembre de chaque année aux seuls pêcheurs professionnels.

 

Les lambis commercialisés doivent avoir un pavillon formé et peser 250 g de chair minimum lorsqu’ils sont vendus sans leur coquille.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:55

C'est dans 7 actu, ce dimanche !
Dans le 124e numéro de 7 Actu, dimanche à 18 heures sur Guadeloupe 1ère, Jacky Massicot reçoit Florent Mitel, maire et conseiller général (PCG) de Petit-Canal : se mobiliser contre la violence passe aussi par les familles; Ary Chalus, député (RRDP) et maire de Baie-Mahault : comment peut-on être le chouchou politique des guadeloupéens et bénéficier de leur confiance ?;  Arthur Apatout, producteur : L'amour de la scène, hier La Compagnie créole, aujourd'hui le théâtre.
En début d'émission, la rubrique de zapping de l'actualité guadeloupéenne, Ma Semaine d'Eddy Nedelkovski. L'émission est réalisée et diffusée en direct simultané sur Guadeloupe 1ère et sur Internet (heure GMT - 4).

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 19:58

INDISCRÉTIONS
Stéphanie
« Depuis octobre 2011, les propositions de CDI sont passées de 51% à 43% (moyennes nationales). Conséquence logique du climat incertain engendré par la crise, les recruteurs proposent moins de contrats à durée indéterminée à leurs candidats. Ils cherchent en effet à gérer leur masse salariale avec le plus de souplesse possible en cas de chute encore plus grave pour sauver leurs entreprises», affirme Stéphanie Delestre, fondatrice de Qapa.fr, site spécialisé. Sauf que le tableau joint en annexe de cette déclaration... oublie les Outre-mers. Comme chaque fois que l'on donne des statistiques nationales !

Albert
Albert Elatré, président (discret) du Parti progressiste démocratique guadeloupéen (PPDG), invite les curieux à venir assister à un séminaire consacré à l'intercommunalité et à son avenir. Bonne idée au moment où l'on fustige cette pratique qui consiste, en fait, non pas à mutualiser les équipements et les services pour économiser des fonds de plus en plus rares, mais à créer une structure supplémentaire au-dessus de celles existant déjà. Mais, pourquoi tuer la poule aux œufs d'or ?.. C'est le contribuable qui paiera en final de compte !..

Jean-Yves
Mgr Jean-Yves Riocreux rappelle aux fidèles par courrier personnalisé qu'il faut payer le denier du culte... pour l'entretien de 62 prêtres ainsi que des séminaristes (heureusement qu'il ne dit pas qu'ils sont... rares). Bon point : il le fait en envoi économique, 0,47€, et sur papier porteur d'un label écologique. Bref, il faut verser l'obole (l'offrande, dit-il, c'est plus joli) avant la fin de 2012. On peut contribuer par le biais d'espèces ou de chèques. La carte bleue ou le virement direct ne sont pas encore de mise.

Jean-Yves 2
S'il savait. Notre bon évêque de Guadelpupe est loin d'imaginer les turpitudes des concours de beauté. Ainsi, le thème de l'un des prochains concours est... les 10 commandements. Les jeunes filles en lice, vêtues de leur seule pudeur... et d'un petit maillot, devront illustrer chacun des fameux commandements. On attend de voir ça !
André-Jean VIDAL

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 19:54


ASSEMBLEE GENERALE DE LA FEDOM
Discours du ministre des Outre-mer
M. Victorin LUREL

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs,


Je vous remercie de me permettre ce matin d’ouvrir
les travaux de votre assemblée générale et de
m’offrir ainsi l’occasion de m’exprimer devant vous
au nom du gouvernement.
La Fedom est l’un des acteurs importants de la vie
économique et sociale des outre-mer. Elle
représente, à nos yeux, des entreprises qui comptent
parmi les forces vives des territoires dont nous
avons la responsabilité. Et il est essentiel qu’avec
vous, comme avec d’autres, les échanges soient
nourris et, je le souhaite, féconds.
Le ministre que je suis appartient à un
gouvernement qui a érigé le dialogue et la
concertation en méthode de travail. Et je m’applique
à mettre cela en pratique dans l’ensemble des
actions que nous conduisons depuis le 16 mai.
Gouverner, c’est faire ce que l’on dit. Assurément.
Mais bien gouverner, c’est aussi dire ce que l’on va
faire. Et c’est, bien évidemment, tenir ses
engagements.
Je crois pouvoir dire ici, devant vous, que j’ai le
sentiment que notre démarche, de ce point de vue, a
été comprise. C’est pourquoi je tiens à vous
remercier d’emblée pour avoir joué le jeu depuis
bientôt six mois que le gouvernement est en place.

Nous avons discuté. Nous nous sommes écoutés.
Nous avons confronté nos points de vue. Nous avons
parfois fait évoluer nos positions. Certes, nous
n’avons pas toujours été d’accord. Mais, jamais, nous
n’avons cessé de dialoguer et d’avancer ensemble
vers une meilleure compréhension mutuelle.
Une preuve éclatante de la qualité de nos échanges,
c’est la tenue dans tous les territoires, ces derniers
jours, des conférences économiques et sociales.
Qualité d’échanges, d’abord, avec votre organisation,
car ces conférences rejoignent une préoccupation, et
– mieux encore – une proposition formulées par la
Fedom.
Qualité d’échanges, aussi, avec les acteurs de la vie
économique et sociale outre-mer, car les premiers
retours qui m’ont été faits sont tout à fait positifs. Ils
augurent de conclusions fructueuses qui seront
rendues lors d’une grande conférence économique et
sociale de synthèse qui se tiendra à Paris et à
laquelle j’inviterai le Premier ministre.
Ainsi, pourrons-nous ensemble, détailler encore
davantage la feuille de route qui est la nôtre pour
promouvoir le « développement solidaire » souhaité
pour les outre-mer par le président de la République.
Le dialogue et la concertation, nous les avons aussi
mis en pratique dans le processus d’élaboration du
projet de loi de régulation économique qui a été voté
sans opposition par le Sénat et par l’Assemblée
nationale. Aujourd’hui même, la commission mixte
paritaire se saisit du texte pour une adoption
définitive courant novembre et une promulgation
que nous souhaitons rapide.

Là encore, nous n’avons pas été forcément d’accord
sur tout. Il y a eu des critiques, parfois sévères. Un
peu trop sévères, parfois, d’ailleurs… Mais le
gouvernement a toujours été à l’écoute et je me suis
moi-même rendus dans tous les territoires dans un
esprit d’ouverture et pour faire oeuvre de pédagogie.
Ensemble, avec vous, avec d’autres organisations
patronales, mais aussi avec les organisations
syndicales, les associations de consommateurs et
avec l’ensemble des élus locaux, nous avons
contribué à grandement améliorer le texte.
Il est aujourd’hui le produit d’une intelligence
collective en laquelle je crois beaucoup et il est une
réponse cohérente et efficace pour répondre à la
problématique de la « vie chère » qui, chacun l’admet
enfin aujourd’hui, est un frein majeur au
développement de nos territoires.

Oui, la question du pouvoir est une hypothèque
lourde qui pèse sur la croissance de nos territoires.
La « vie chère », les écarts de prix anormaux
observés partout dans les outre-mer minent la
confiance entre les consommateurs et les
entreprises, mais aussi la confiance entre les
entreprises elles-mêmes.
Cette méfiance conduit les ménages à moins
consommer, à se réfugier pour certains dans
l’épargne de précaution, pour d’autres dans la spirale
de l’endettement, voire du surendettement qui
fragilisent encore davantage nos économies.
Elle alimente aussi des mécanismes
d’alourdissement des coûts salariaux. Ainsi, les
risques de boucles prix-salaires sont réels dans les
outre-mer et la vie chère en est la cause principale.
Et c’est vous, entreprises, qui en pâtissez à votre
tour.

La question de la vie chère se pose à l’ensemble des
agents économiques. Ménages comme entreprises.
Les prix élevés du carburant sont une charge pour
tous ! Et les marges des uns sont les coûts des autres.
Il fallait donc agir. Agir résolument. Et nous l’avons
fait.
La future loi de régulation économique crée les
conditions d’une plus grande et d’une meilleure
concurrence dans nos économies. Elle vise, oui, à
faire mieux fonctionner nos marchés et à y restaurer
la confiance entre les agents. Ni réglementation
tatillonne, ni économie administrée, il s’agir pour les
pouvoirs publics de définir un cadre au sein duquel
la négociation et la discussion sont privilégiées pour
obtenir, quand c’est nécessaire, des prix plus justes
et des marges plus raisonnables. Les sanctions et les
contraintes, car il faut bien des garde-fous, n’ont
vocation à être utilisées que si les objectifs ne sont
pas atteint par la discussion.
C’est pourquoi, je ne cesse de le répéter, cette loi
n’est pas un aboutissement, mais bien un
commencement. Et nous aurons besoin encore
d’entreprises fortes qui jouent le jeu à nos côtés pour
qu’une économie mieux régulée, plus ouverte, plus
transparente et plus soucieuse de l’intérêt des
consommateurs, soit davantage génératrice de
croissance et d’emplois.
Tel est en tout cas l’objectif que nous poursuivons.
Le projet de loi de finances pour 2013 s’inscrit lui
aussi dans cet objectif. Et, là encore, le président de
la République, le Premier ministre et le
gouvernement ont voulu, à travers les arbitrages qui
ont été rendus, adresser un message très fort et très
volontariste aux outre-mer.

Les crédits de la mission outre-mer figurent en effet
parmi les budgets les plus significativement en
hausse ce qui, dans le contexte actuel que vous
connaissez, témoigne de la priorité accordée à nos
territoires.
Nos crédits progressent en effet de 5 % en crédits de
paiement à 2 milliards d’euros, à périmètre
constant par rapport à 2012. Sur trois ans, cette
augmentation sera de plus de 12%.
Le programme « emploi outre-mer » (doté de près
de 1,4 milliard d’euros) augmente de près de 7 % en
AE et de plus de 4 % en CP.
Le programme « conditions de vie outre-mer »
augmente (hors effets de périmètre) de 0,6 % en AE
à 811 millions d’euros et de presque 7 % en CP à
(672 millions d’euros).

Cet effort intervient, je tiens à le rappeler, après
plusieurs années d’un recul régulier de l’effort de
l’Etat en faveur des outre-mer.
A travers ses quatre priorités affichées :
- pour le logement social – la LBU est remise à
niveau et passe de 214 à 227 millions d’euros…
engagement donné, parole tenue ;
- pour le redressement de la production et de la
croissance outre-mer – j’y reviendrai ;
- pour la jeunesse et l’insertion socioprofessionnelle
- et pour la bataille de l’emploi ;
… c’est un message de confiance que l’Etat – enfin de
retour dans nos territoires – entend diffuser.
Les entreprises, nous le savons, ont besoin de
visibilité et de lisibilité dans l’action gouvernementale. Et il faut reconnaître qu’elles n’ont
eu ni l’une, ni l’autre ces dernières années.
L’engagement du chef de l’Etat envers les outre-mer,
c’est précisément de mettre en oeuvre une politique
cohérente avec des dispositifs stabilisés et pérennes.
La politique d’allègement et d’exonérations de
charges des petites entreprises intervenant dans des
secteurs ou dans des zones prioritaires sera donc
dotée de moyens accrus, en hausse de 8%, à plus de
1,1 milliard d’euros en 2013. Près de 70.000
établissements bénéficieront de cette mesure qui
contribuera au maintien ou à la création d’emplois
en renforçant la compétitivité grâce à la réduction du
coût du travail qu’elle permet.
L’investissement public est au coeur de notre
stratégie, car il est un moyen essentiel de préparer
l’avenir des Outre-mer et de réunir les conditions
d’une croissance durable créatrice d’emplois. C’est
pourquoi, dès le budget 2013, 50 millions d’euros
seront mobilisables pour des projets améliorant les
conditions de vie des populations ultramarines dans
les domaines sanitaire, social, routier et
environnemental.
Cette enveloppe est la première concrétisation de la
promesse du Président de la République de «
dégager 500 millions d’euros pour l’investissement
outre-mer » sur le quinquennat.
Par ailleurs, les contrats de projets et de
développement de chaque territoire bénéficieront
d’un soutien important qui se traduit par
l’augmentation de près de 14% des crédits de
paiement en 2013. Et nous continuerons à bonifier
les prêts accordés par l’AFD aux collectivités
ultramarines. Cette dépense pouvant aller jusqu’à 30
millions d’euros doit permettre l’octroi d’un volume
de 350 millions d’euros de nouveaux crédits à
l’investissement.
Enfin, une déclinaison spécifique de la Banque
publique d’investissement (BPI) dans chaque
département et territoire d’outre-mer doit permettre
non seulement de garantir, comme le Président de la
République l’a souhaité, l’accès à l’ensemble des
prestations offertes dans l’Hexagone, mais aussi et
surtout l’apport de réponses adaptées et pertinentes
aux besoins des entrepreneurs qui souhaitent se
développer dans les outre-mer.
Je veillerai à ce que sa doctrine d’intervention soit
suffisamment souple et adaptable pour tenir
compte de la taille des entreprises car, dans nos
territoires, les TPE devront être le coeur de cible. Il
faudra tenir compte de leur sous-capitalisation
structurelle, de leurs difficultés d’accès au crédit et
de la difficulté à catalyser l’intervention des
établissements bancaires et les instruments
d’intervention devront faire l’objet d’une déclinaison
locale en garantissant l’adaptation aux besoins
propres à chaque territoire.
Dans le contexte actuel de crise, il ne faut pas
succomber à la morosité et, encore moins, au
renoncement. Il faut au contraire faire assaut
d’initiatives, de créativité, d’inventivité et, j’ose le
dire, d’enthousiasme.
Je vous exhorte donc – le mot n’est pas trop fort – à
entendre les signaux que le gouvernement vous
adresse. Nous sommes dans une urgence
mobilisatrice. Et nous voulons précisément mobiliser
tous les outils pour permettre aux entreprises de
créer des emplois.

Le maintien pour 2013 de nos dispositifs incitatifs à
l’investissement hors du plafonnement global des
niches fiscales est un autre signal que la situation
particulière de nos territoires a été prise en compte
au plus haut niveau de l’Etat. Là encore,
engagement donné, parole tenue.
Bien sûr, il faut entendre les critiques et nous avons
fait le choix de la stabilité cette année afin de
prendre le temps d’évaluer ces dispositifs et de les
adapter à la double exigence de bonne utilisation des
deniers publics et de financement de nos économies.
Il faudra donc mettre à profit les prochains mois
pour nourrir le débat et le gouvernement compte sur
la participation active de tous les acteurs
économiques des outre-mer comme la Fedom.
Nos territoires présentent de formidables atouts. La
formule a tellement servi qu’elle peut sembler
rebattue. Mais le président de la République a pris
des engagements forts pour relancer les économies
des outre-mer.
Trente engagements, très précisément.
Et jusqu’ici, nous sommes en ligne avec ces
engagements.
D’autres, avant nous, ont parlé de « développement
endogène ». Le concept, fort séduisant à l’oreille, a
fort mal dissimulé une réalité moins reluisante et
plus douloureuse : celle d’un désengagement
progressif de l’Etat de nos territoires.
Aujourd’hui, c’est un retour de l’Etat que nous avons
décidé d’engager. Un Etat qui fédère les énergies et
accompagne ceux qui créent et qui entreprennent.

Nos territoires ont une jeunesse de plus en plus
formée, de plus en plus talentueuse qui attend qu’on
lui donne sa chance. Nos territoires recèlent l’or vert,
l’or noir, l’or jaune et l’or bleu. La mer qui, grâce aux
outre-mer, donne à la France la deuxième zone
exclusive du monde derrière les Etats-Unis.
Cette richesse, nous devons apprendre à mieux la
protéger et à mieux la valoriser. C’est l’une de ces
nouvelles frontières que nous devons franchir pour
que les outre-mer soient de nouvelles zones de
croissance. Et de croissance durable.
Faisons-le ensemble.


Je vous remercie.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 19:53

INDISCRÉTIONS
Jean
Jean Girard, conseiller général de Grand-Bourg de Marie-Galante, vient d'écrire à François Hollande, Président de la République : « Le drame de Figeac a bouleversé toute la France. Ce drame risque à nouveau de frapper d’autres mères et enfants dans l’île de Marie-Galante, située à près de quarante-cinq minutes par hélicoptère du CHU de Pointe à Pitre, depuis que la direction de L’ARS a décidé la fermeture de la maternité et de la chirurgie de l’Hôpital de Marie-Galante, le 17 septembre 2012. » On attend une réponse pertinente...

Jacques
Jacques Cornano, sénateur et maire de Saint-Louis de Marie-Galante, a pris le dossier de la fermeture de l'hôpital de Marie-Galante à cœur. Samedi, il doit rencontrer Mme Vuillaume, directrice de l'agence régionale de la santé, avec l'intersyndicale. Et pendant ce temps là, il semble que l'on soit tellement sûr que l'hôpital est perdu que des infirmières sont en cours de reclassement — pour les volontaires, essentiellement de jeunes célibataires — au CHU...

Jacky
Jacky Dahomay, porte-parole des anti-épandages, poursuit son combat. Et révèle : « Serait-il vrai que Capesterre Belle-Eau est l’une des régions de Guadeloupe la plus atteinte par les cancers ? Cela reste à vérifier. Rappelons tout de même que deux zones de captages ont été abandonnées chez nous au titre de la production d’eau destinée à la consommation humaine pour cause d’une présence excessive de pesticides : Lumia à Trois-Rivières, en février 2000, Pont des Braves, à Gourbeyre, en avril 2000. » Ceci appelle quelques réponses, non ?

Christian
Quatre millions d'euros ont été investis pour installer le très haut débit à Sainte-Anne. Un projet municipal. « Pour une ville qui n'accueille aucune entreprise Hi Tech, qui n'a pas la moindre politique d'accueil d'entreprises performantes nécessitant un très haut débit pour la transmission des données ! », s'étrangle Christian Baptiste, opposant au maire, qui accuse : « Ceci est encore un des caprices du maire qui engage des fonds publics en méconnaissance des réels besoins de sa population... » On sent les municipales. Mais, c'est encore dans deux ans !
André-Jean VIDAL

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 23:28


Les îles de Guadeloupe Destination Qualité
Une première en Guadeloupe :
La marque QUALITE TOURISME™
1a-logoquadri.jpg
Monsieur Hilaire BRUDEY, Président du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG), a présidé la première Cérémonie Officielle de remise de la marque nationale Qualité Tourisme™ aux professionnels de l’hôtellerie et de la restauration de Guadeloupe ayant obtenus cette certification.
La Région Guadeloupe, soucieuse de la montée en gamme de l’offre touristique guadeloupéenne en vue de l’amélioration de la satisfaction de ses visiteurs, a depuis 2008, impulsé la mise en place d'un dispositif qualité régional avec son propre référentiel « Les îles de Guadeloupe Destination Qualité » qui s’inscrit dans le Plan National Qualité Tourisme.
Une démarche basée sur un accompagnement des professionnels, des audits en situation opéré par des clients mystère et un suivi régulier dans une optique d’amélioration continue.
Les professionnels qui adhèrent à ce dispositif doivent présenter des niveaux élevés portant d’une part sur des critères généraux de qualité, d’autre part sur des éléments spécifiques de la région Guadeloupe. Suite au parcours d’accompagnement et d’audits, les entreprises certifiées ont obtenu la marque QUALITE TOURISME™ pour une durée de 3 ans.
23 professionnels ont reçu, lors de cette cérémonie, la plaque Qualité Tourisme™ qui identifie leurs établissements.

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