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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 23:04

INDISCRETIONS
Willy
Le Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe, que dirige l'imaginatif Willy Rosier, remet le trophée Environnementalité à une entreprise, ce vendredi, à Destreland. Mais aussi des prix à des collèges et lycées. Six entreprises seulement ont présenté un dossier : Carrefour Destreland, Rhum Damoiseau, Hertz, Kawan Beach Hôtel,  Creole Beach et l'agence Penchard. Seul le Kawan Beach Hôtel de Marie-Galante a eu un score détaché des autres entreprises participantes. Rhum Damoiseau est en seconde position, puis même score pour Carrefour et Hertz en troisième position...

Steve et Stéphanie
Le Mozart noir à Cuba, documentaire de Steve et Stéphanie James (F... comme Femmes), qui a remporté le Prix spécial du public à Los Angeles en février dernier, sera également projeté lors du Festival International des Films de la Diaspora Africaine, les 6 et 8 décembre à New York. Ils sont vraiment très très bons !

Catherine
Catherine Le Pelletier, journaliste à Guadeloupe 1re, va soutenir sa thèse de doctorat, à Fouillole, ce vendredi, sur le thème de l'identité guyanaise au travers de textes littéraires.

Victorin et Johanes
Avec le commissaire européen chargé des régions ultramarines de l'Europe, Johanes Hahn, Victorin Lurel a passé en revue devant les chefs d'entreprises, à Jarry, la théorie des financements. Ont bénéficié des fonds européens 117 entreprises dans le cadre de l’aide à l’investissement direct, soit 16,627 millions de FEDER, 32 structures pour une aide à l’hébergement touristique, soit 12,962 millions de FEDER, 11 établissements pour une aide favorisant l’accès au techniques de l'information et de la communicatiojn (TIC), soit 9,582 millions de FEDER, 137 structures pour une aide au fret, soit 12,004 millions de FEDER. Des sous qui tombent à pic !

Marie-Luce
Voici, très lapidaire, le sentiment après le passage de la ministre de l'Outre-mer à La Réunion, mercredi, vu par des confrères réunionais : « Marie-Luce Penchard est arrivée à La Réunion ce mercredi matin 2 novembre pour une visite de quelques heures sur les fronts du gigantesque incendie qui continue de consumer les hauts du sud-ouest. Mercredi soir, elle a annoncé notamment que l'État participera avec le conseil général à l'achat "avant la fin de l'année" de cinq camions-citernes. Elle n'a répondu à aucune question concernant l'arrivée, jugée tardive par plusieurs élus, des avions bombardiers d'eau. Elle a quitté La Réunion en début de soirée. » Sans commentaire.
André-Jean VIDAL

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 23:01

ERIC JALTON S'EXPRIME SUR LE CONGRÈS DES ÉLUS CONSACRÉ À L'INSÉCURITÉ

 

Congrès  des  Elus  sur  la  violence  et l' insécurité  :  « La  question ne  doit  être  abordée  ni sous  l'angle  ethnique ou  répressif  mais  plutôt  dans une dynamique d’intégration de la  diversité  guadeloupéenne. »

 

Le  Député-Maire des  Abymes  Eric  JALTON , retenu  à l 'Assemblée  Nationale, pour  ses missions  parlementaires ( examen  du  projet de loi  de  finances 2012; plan  de  rigueur  gouvernemental; Avenant  no  2  au  projet  de  Rénovation Urbaine, Situation  des  Iles  du  Sud et  de la  Jeunesse...) ne pourra   être présent -comme il  l'avait  envisagé  initialement- au  Congrès  des  Elus Départementaux et  Régionaux Guadeloupéens sur  la  violence et l' insécurité en  Guadeloupe. Thématiques  qui  lui tiennent  pourtant  à  coeur en sa  qualité de  Député-Maire d'une  commune  située  au  coeur  d'une  agglomération  correspondant  au  territoire le plus  touché en  Guadeloupe.

 

Le  Député-Maire  rappelle  ses nombreuses interventions  sur ces  thématiques     et  souhaite   « bons  travaux aux  Congressistes »   en leur  recommandant  d'éviter   d'aborder  cette  problématique, sous  l'angle ethnique, xénophobe, ou  exclusivement répressif,  sachant que la  prégnance de la  violence  tient   avant tout à des problématiques d'intégration à  la société, de notre  population diverse, notamment,  notre jeunesse, essentiellement,  en  quête  d 'un  emploi  durable ; d'un logement  décent .  Ce  qui  passe  par une  éducation adaptée et une  économie intégrée  et ouverte  sur  notre  environnement  géographique  qui  soutend  cette intégration.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 22:59

DISCOURS PRONONCÉ PAR JACQUES GILLOT LORS DU CONGRÈS DES ÉLUS SUR L'INSÉCURITÉ

 

Monsieur le Président du Conseil Régional, Président du Congrès,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les conseillers régionaux et généraux,

Mesdames et messieurs les maires

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs,

Chers invités,

Mes chers compatriotes,

Nous nous réunissons aujourd’hui afin d’aborder une problématique qui interpelle et concerne chaque citoyen guadeloupéen au premier chef.

Une problématique qui convoque l’évolution de la société guadeloupéenne, traversée par de nombreuses mutations qui ont affecté ses équilibres fondamentaux.

Car chacun en convient mes chers collègues :

Les familles ne sont plus ce qu’elles étaient.

L’école n’est plus ce qu’elle était.

La vie sociale n’est plus ce qu’elle était.

L’individu lui-même n’est plus ce qu’il était !

Naturellement, loin de moi l’idée de reprendre le chœur des nostalgiques ressassant naïvement les sentences éculées telles que « tout était mieux avant » ou « avant chacun pouvait dormir la porte ouverte ».

Au, contraire, je crois qu’il nous appartient de regarder résolument le présent en face et de tenir compte des nombreuses pathologies qui rongent notre corps social au point d’en faire, à bien des égards, un corps souffrant.

Au nombre de celles-ci, il convient de citer en premier lieu l’insécurité et la violence.

Et en parlant d’insécurité, je crois qu’il nous faut garder à l’esprit la différence entre l’insécurité et le sentiment d’insécurité :

Ce que nous savons mesurer aujourd’hui c’est bien le sentiment d’insécurité, amplifié tous les jours par les média dans la colonne des faits divers qui à force d’être ressassés deviennent des faits de société.

Quand tous les soirs, le journal télévisé s’ouvre sur un fait divers,

Quand chaque matin la une de votre quotidien est barrée par la narration d’un acte violent et horrible,

Quand la perte d’une vie humaine est banalisée,

Alors oui mes chers collègues, vous finissez par vivre dans un climat d’insécurité !

Or, nous savons que ce phénomène est sans doute aussi dangereux  que l’insécurité elle même.

C’est la prégnance du sentiment d’insécurité qui conduit à mettre l’accent uniquement sur le tout sécuritaire,

C’est ce sentiment d’insécurité qui conduit à se renfermer sur soi, à mettre de côté ces valeurs d’entraide et de partage qui sont le fondement même de notre identité créole,

C’est ce sentiment d’insécurité qui pousse à stigmatiser l’autre, et parfois tel ou tel élu, telle ou telle collectivité .

Et de la même manière mes chers compatriotes, quand nous parlons de combattre la violence, notre vision doit se détourner des tentations faciles de l’angélisme ou de la stigmatisation,

La violence est par excellence une maladie du corps social qui engendre non seulement l’insécurité collective mais, pire encore, l’angoisse collective.

Diverses causes peuvent être citées, elles seront approfondies dans quelques instants.

Il y a la fragilisation des liens familiaux.

Il y a le taux anormalement élevé du chômage, en particulier celui des jeunes.

Il y a l’affaiblissement des valeurs morales.

Il y a le désir effréné d’une consommation perçue comme valorisante.

Il y a aussi les formes d’exploitation et les tentations qu’offre toute la panoplie de la délinquance et d’une révolte existentielle qui ne dit pas son nom.

Il appartient certes aux spécialistes de préciser la liste des causes,

Mais une chose est certaine : la montée des actes de violence nous concerne tous et réclame de nous tous, là où nous sommes, des questions et des réponses en vue de renforcer la sécurité des personnes et des biens.

C’est la raison pour laquelle le Congrès des élus départementaux et régionaux a jugé nécessaire et urgent de traiter de cette problématique qui relève pour une large part des compétences de l’Etat.

Et c’est surtout pourquoi nous devons en premier lieu nous attacher à bâtir une réponse résolument équilibrée

Une réponse équilibrée entre les différents acteurs qui doivent, chacun dans leur domaine de compétences, assumer la totalité de leur responsabilité.

 

Je pense ici à l’Etat, qui doit assumer encore davantage et autrement cette mission Régalienne de sécurité des biens et des personnes, sans laquelle il ne peut y avoir de vivre ensemble.

Je pense aux collectives territoriales : Région, Département et Communes qui doivent coordonner encore davantage leurs efforts pour renforcer le lien social.

Je pense aux associations qui démontrent chaque jour leur attachement au Pays et qu’il convient d’accompagner,

« La plus belle harmonie, ce n’est ni l’accord des tambours, ni l’accord des xylophones, ni l’accord des trompettes, c’est l’accord des hommes. »

Voilà ce que dit dans sa sagesse, l’auteur ivoirien Ahmadou Kourouma.

Alors oui, mes chers collègues, mes chers compatriotes,

Nous avons le devoir de nous inquiéter !

Oui, nous avons le devoir de prendre nos responsabilités, sans nous cantonner dans l’attitude passive des spectateurs car nous sommes comptables de la qualité de notre présent et des bienfaits de notre avenir.

Oui, nous avons le devoir de prendre à bras le corps cette importante et inquiétante question de l’insécurité parce que nous croyons fermement que la politique n’est qu’un instrument au service du social.

Oui, nous avons le devoir d’ajouter les intelligences aux intelligences pour tenter de trouver les solutions adéquates.

 

Certes, de nombreux moyens ont été mis en œuvre par les collectivités et la société civile.

Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le conseil général a pris toute sa part de responsabilités dans cette construction collective, en dépit des habituelles critiques des donneurs de bonnes leçons, et même si l’on peut toujours faire plus.

Notre cœur de mission consiste en effet à contribuer à la restauration de la Cohésion sociale de ce Pays,

Le cœur de notre ambition, c’est affirmer encore et encore que la Solidarité entre les générations, entre les familles, entre les milieux professionnels doit être le ferment, le levain de toutes nos politiques.

Solidarité entre les familles tout d’abord, qui ne peuvent totalement s’exonérer de leur part de responsabilité dans l’évolution de notre société.

C’est ainsi que nous accompagnons des partenaires comme l’association FORCES, animée par Mme Gaspard Méride, dans son travail quotidien d’aide aux Parents à travers le Réseau d’Ecoute, d’Appui, et d’Accompagnement des Parents.

C’est ainsi que nous avons initié une véritable coordination entre les associations et les institutions concernées par l’élaboration d’une charte départementale de la médiation familiale, qui permet de capitaliser les bonnes pratiques, et favorise les échanges entre les différents acteurs…

Apporter une réponse équilibrée mes chers compatriotes, c’est aussi harmoniser tous les dispositifs qui permettent la prévention de la délinquance dans ce Pays.

Prévenir, cela suppose en premier lieu d’identifier tous les acteurs, structures, associations, bénévoles qui œuvrent quotidiennement à cette démarche fondamentale.

 

C’est en ce sens que notre collectivité à initié l’élaboration de la cartographie des acteurs de la prévention de la délinquance que nous vous présenterons en fin de journée.

Prévenir mes chers compatriotes, cela suppose aussi de  progresser sans cesse dans la connaissance des phénomènes de violence en Guadeloupe.

Et c’est à ce titre que la collectivité départementale a réalisé un diagnostic de la délinquance juvénile dont les conclusions sont édifiantes, en particulier sur la question des phénomènes de gangs, qui peu à peu s’étendent des grandes agglomérations jusqu'à nos petites communes rurales…

Prévenir enfin, c’est mailler le territoire, fédérer les énergies, rassembler les acteurs, et en particulier l’ensemble des maires de Guadeloupe que nous avons sollicité, autour d’une charte départementale de prévention de la délinquance qui sera très prochainement cosignée avec l’Etat.

Apporter une réponse équilibrée, dans le domaine de compétences du conseil général, c’est aussi œuvrer à renforcer la cohésion sociale en soutenant des associations d’aide aux victimes telles que l’AGUAD et le CIDF, ainsi que celles qui accompagnent la réinsertion des sortants de prison et des personnes sous main de justice.

Il ne s’agit pas bien sur de renvoyer dos à dos victimes et bourreaux, mais bien de réaffirmer que la cohésion sociale, c’est d’abord s’attacher à aider tous ceux qui en ont besoin.

 

Apporter une réponse équilibrée mes chers compatriotes, c’est enfin réaffirmer que le phénomène de violence ne peut être déconnecté des autres maux de la société Guadeloupéenne.

Peut on débattre de la violence en Guadeloupe sans corréler ce phénomène au chômage endémique qui ronge notre corps social, qui réduit notre jeunesse à la désespérance ?

Peut on traiter du phénomène de la violence en Guadeloupe, sans enraciner ce débat dans une vision de la société Guadeloupéenne qui reste encore à construire ?

Il est donc évident que nous devons mobiliser toutes nos énergies, toute nos connaissances, toutes nos compétences,

Il est évident que nous devons mobiliser tout notre amour du Pays, le mot n’est pas trop fort, en direction d’un objectif majeur :

Combattre pied à pied la violence et l’insécurité en construisant une architecture de réponses susceptibles de renouveler la cohésion sociale.

Il y va du contrat social !

Il y va du vivre ensemble !

Il y va tout simplement de la Guadeloupe !

C’est pourquoi, il me plaît de penser que la vraie solution ne réside pas seulement dans un catalogue de mesures bien intentionnées.

La vraie solution requiert de questionner notre mode de vie pour redonner du sens à l’existence, pour projeter un idéal.

La vraie solution consiste à ré-enchanter l’avenir…

La vraie solution réside dans notre aptitude, individuelle et collective, à imaginer la Guadeloupe de demain en élaborant un projet de société qui fédère l’essentiel des ambitions de chaque citoyen,

Oui mes chers compatriotes, il y a, dans la nuit égoïste de la modernité, des lumières à allumer, voir à inventer, pour que brille la solidarité.

Elles concernent l’éducation. Elles concernent la formation.

Elles concernent l’insertion. Elles concernent la réinsertion.

Elles concernent la ré-humanisation de ceux que l’on a déshumanisés.

Elles concernent la remise en question des modèles dégradants et la valorisation des modèles exaltants.

« Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable » dit Adam Smith.

Et il convient à cet égard d’interroger le concept de pauvreté qui ne se limite pas à la pauvreté matérielle mais suppose une autre forme de pauvreté plus insidieuse, plus perverse, plus dangereuse :

Je veux parler de la pauvreté de la citoyenneté.

Il est patent que ce sont les femmes, les jeunes, les exclus de tous bords, les chômeurs, les fragilisés, qui sont à la fois les plus victimisés et parfois les plus enclins à la violence parce qu’ils sont les plus démunis.

En disant cela, j’exprime aux femmes victimes toute ma compassion et toute la force de ma solidarité.

En disant cela, je me refuse à stigmatiser notre jeunesse trop malmenée par les préjugés et le chômage.

C’est pourquoi il nous appartient de tout mettre en œuvre pour réhabiliter nos compatriotes les plus malheureux comme citoyens, comme personne humaine et comme membre à part entière de notre communauté sociale.

C’est pourquoi il nous appartient d’enseigner l’effort qu’il faut faire sur soi-même pour dépasser les passions, pour écouter les autres afin que le dialogue remplace la violence,

Et c’est surtout pourquoi nous avons la responsabilité historique de penser le réel Guadeloupéen en nous inscrivant dans le particulier afin de nous élever vers l’universel

C’est cela l’option politique que je préconise, mes chers collègues !

Celle qui ferait de nous, non pas un agrégat de solitudes en désarroi mais une communauté porteuse d’un projet collectif qui restitue à chacun sa dignité et son espérance.

La violence, à tout prendre, n’est qu’un cri de désespoir !

Vous l’aurez compris mes chers compatriotes ! Je refuse les fatalités mortifères !

Et c’est pourquoi, j’approuve totalement l’ambition de ce Congrès, même si nous sommes tous conscients qu’un congrès ne saurait à lui seul régler définitivement la question!

Bien au contraire, ce congrès est l’aiguillon qui doit nous inciter à retrousser nos manches, à faire taire les égoïsmes pour entendre une autre voix que la sienne…une autre voix qui pourrait être celle de la volonté générale

Ce congrès doit nous conduire à interpeller l’Etat dans ses domaines de compétences, mais pas chercher à faire à sa place,

Ce congrès doit nous pousser à bannir les effets d’annonce en adoptant des mesures financées et opérantes,

Il nous impose de Penser Guadeloupe sur le long terme en  instituant des instances de suivi de nos résolutions,

Il nous convie solidairement à cette belle ambition d’une Guadeloupe qui réapprenne à se respecter, à se parler, à se comprendre et au final, à s’entendre.

Je vous remercie de m’avoir écouté !

 

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 22:58

DISCOURS DE VICTORIN LUREL PRONONCÉ AU CONGRÈS DES ÉLUS SUR L'INSÉCURITÉ.

 

 

 

Monsieur le sénateur, président du Conseil général, mon cher Jacques GILLOT,

Monsieur le sénateur, Félix DESPLAN,

Madame le député, Gabrielle LOUIS-CARABIN,

Monsieur le député, Jean-Jacques URVOAS,

Mesdames et messieurs les conseillers régionaux,

Mesdames et messieurs les conseillers généraux,

Monsieur le président de l’Association des maires,

Mesdames et messieurs les intervenants et les invités,

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités,

A toute la Guadeloupe qui nous regarde et qui nous écoute,

 

J’ouvre les travaux de ce Xe congrès des élus départementaux et régionaux avec une certaine gravité.

 

Gravité, d’abord, parce que j’ai, à cet instant, une pensée pour mon ami Tony JABBOUR, qui nous a quittés hier et qui était aussi, je le sais, l’ami de beaucoup d’entre nous ici présents, à qui il manquera, comme il manquera à sa famille.

 

Gravité, surtout, parce que le sujet que nous allons aborder tout au long de cette journée y invite. La violence et l’insécurité sont des maux qui portent en eux le malheur, le chagrin, l’incompréhension et parfois la colère devant des morts et des drames qui auraient pu et qui auraient dû être évités.

 

Gravité, donc, inévitablement, parce qu’à la veille de ce congrès, pas moins de trois nouveaux crimes de sang ont été perpétrés chez nous. Des crimes qui nous font songer ce matin aux familles dans la détresse. Familles de celle et de ceux qui ont perdu la vie, mais aussi familles de ceux qui ont commis l’irréparable.

 

Je veux cependant être clair : nous n’avions pas besoin de ces nouveaux faits pour nous sentir tout à fait légitimes de tenir ce Congrès. En effet, nous ne nous réunissons pas sous le coup d’une émotion, ni pour répondre dans l’urgence à une situation que nous serions en train de découvrir.

 

Ce Congrès trouve son origine dans un souhait émis, il y a plus d’un an, par l’Association des maires de Guadeloupe. Partageant l’inquiétude des maires à ce sujet, j’avais très vite donné mon accord de principe et dès ma prise de présidence du Congrès, le 1er juillet de cette année, j’ai confirmé cet accord qui a ensuite été validé en plénière du Conseil régional au mois d’août et qui a eu le soutien de Jacques GILLOT.

 

Très rapidement, les services de la Région ont commencé un important travail préparatoire, qui a notamment donné lieu, sur une période de quatre semaines, à l’organisation d’auditions au cours desquelles nous avons reçu de très nombreux acteurs de la vie économique et sociale de la Guadeloupe, ainsi que des personnalités qualifiées, associations ou membres de la société civile.

 

Ce travail a permis la réalisation du rapport qui vous sera présenté ce matin et qui nourrira notre débat, car il rassemble sous la forme de synthèses, de comptes-rendus et de contributions écrites, les propos et réflexions qui nous été livrés tout au long des auditions préparatoires.

 

Ce débat, nous l’aurons donc. Même si, à l’évidence, notre Congrès dérange.

 

Bien qu’invités lors de la phase préparatoire, les services de l’Etat n’ont en effet pas souhaité s’associer à nos travaux. Ni les services de police et de gendarmerie, ni l’administration pénitentiaire, ni les services de justice, même si, je le souligne, les magistrats se sont excusés.

 

Aujourd’hui même, j’avais convié le Préfet de Région à venir échanger sereinement avec nous, car nul ici ne l’ignore : la politique de sécurité est une compétence régalienne de l’Etat. Il a décliné cette invitation en contestant, par courrier, la légitimité de notre Congrès à se réunir sur une telle problématique non prévue, selon lui, par la Loi d’orientation sur l’Outre-mer qui institue le Congrès.

 

Il aurait pu s’en tenir là, mais il a également choisi de convoquer, à la hâte il y a quelques jours – alors même que la date du Congrès était déjà connue – une réunion sur le « Plan séisme Antilles » qui doit avoir lieu ce matin même, à quelques encablures d’ici, et à laquelle il a invité élus et collectivités.

 

Oui, mesdames et messieurs, chers collègues, notre Congrès décidément dérange.

 

J’ai cependant été pour le moins surpris d’apprendre samedi que des élus guadeloupéens, de la gauche dite alternative, mais aussi de l’UMP, en un curieux duo, ont eux aussi, à l’unisson de l’Etat, contesté la légitimité de notre Congrès sur cette problématique.

 

Je pourrais me contenter d’une boutade en leur disant à tous que les absents ont toujours tort, que l’on ne construit jamais rien par la politique de la chaise vide et qu’ils sont l’illustration même du décalage que nos concitoyens peuvent parfois ressentir entre leurs préoccupations et certains de leurs représentants.

 

Mais je tiens à réaffirmer ici que, depuis 2005, le Congrès s’est réuni à chaque fois que cela était nécessaire sur les grands dossiers de la Guadeloupe. Il est devenu l’instance symbolisant la volonté des élus guadeloupéens de se saisir de tout ce qui est au cœur des préoccupations citoyennes. Pour débattre et proposer des plans d’action.

 

Nous l’avons fait sur l’immigration en 2005. Le préfet de l’époque avait d’ailleurs menacé de déférer notre convocation au tribunal, mais il avait finalement renoncé. Nous l’avons fait, aussi, sur l’emploi et le développement économique en 2006. Nous l’avons fait sur le Schéma d’aménagement régional en 2009. A mes yeux, la question des compétences du Congrès est tranchée depuis longtemps !

 

Oui, les élus guadeloupéens ont le droit, mais plus encore le devoir de poser la question de la violence et de l’insécurité. Le sondage IPSOS qui vous sera présenté durant nos travaux montre combien cette problématique concerne et inquiète nos concitoyens et, singulièrement, les Guadeloupéennes. Un autre sondage, Qualistat celui-là, qui paraît aujourd’hui, la situe au premier rang des préoccupations pour 37% des Guadeloupéens. C’est tout simplement la deuxième source d’inquiétude après l’emploi.

 

J’ajoute que si la politique de sécurité est effectivement une compétence exclusive de l’Etat, je me permets de rappeler que les maires et le conseil général ont aujourd’hui un rôle important à jouer en matière de prévention de la délinquance.

 

En effet, la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance renforce le rôle des maires, en en faisant un acteur essentiel de la politique de prévention. Celui-ci concourt non seulement à l’exercice des « missions de sécurité publique » mais aussi à celles de « prévention de la délinquance ».

 

Le conseil général, lui aussi, s’est vu attribué de nouvelles compétences en la matière depuis cette même loi du 5 mars 2007 qui dispose que « le conseil général concourt aux actions de prévention de la délinquance dans le cadre de l'exercice de ses compétences d'action sociale. Il statue sur l'organisation et le financement des services et des actions sanitaires et sociaux qui relèvent de sa compétence, notamment des actions qui concourent à la politique de prévention de la délinquance.(…) »

 

Ceci pour achever de convaincre ceux qui en doutent encore : ici, aujourd’hui les élus de la Guadeloupe se mêlent tout simplement de ce qui les regarde.  

 

Enfin, je voudrais rappeler que nous avons pris l’engagement en mai 2009 d’élaborer un projet guadeloupéen de société. Or, à mes yeux, ce projet ne saurait être réduit à sa seule dimension institutionnelle ou économique, car un projet de société ne peut faire l’impasse sur des questions sociétales aussi cruciales que la violence et l’insécurité.

 

Ce Xe congrès des élus départementaux et régionaux s’inscrit donc pleinement dans la construction de ce projet de société. Il en sera de même pour les travaux que nous conduirons en décembre sur la santé et l’alimentation, dans un autre congrès. Et, je peux vous confirmer qu’avant la fin de l’année, nous aurons un Congrès d’orientation sur le projet guadeloupéen dans lequel seront notamment traitées les questions institutionnelles, conformément à la délibération prise en août par le Conseil régional et, surtout, à la feuille de route que nous avons proposée avec Jacques GILLOT en décembre 2010.

 

Ainsi, grâce à nos travaux d’aujourd’hui, ce projet de société traitera de notre façon à nous, Guadeloupéens, de traiter de la violence et de l’insécurité dans la société que nous voulons pour demain.

 

Car, en la matière, nous devons reconnaître que la situation d’aujourd’hui est grave. Les chiffres produits par l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales, sont en effet préoccupants.

 

Pour ce qui est des atteintes aux personnes notre territoire est tout simplement l’un des départements les plus violents de France avec le plus fort taux de violences non crapuleuses à l’échelle nationale.

 

Nous savons aussi qu’environ 80% des faits de violences sont perpétrés au sein de la famille ou dans le voisinage et que les femmes en sont les principales victimes.

 

Pour pratiquement toutes les infractions d’atteintes aux personnes (atteintes volontaires à l’intégrité physique, violences physiques crapuleuses ou non, violences sexuelles, menaces de violences, autres coups et blessures volontaires, port d’arme prohibés, ect…), les taux de la Guadeloupe caracolent en tête du classement des chiffres de la criminalité.

 

Pour ce qui concerne les atteintes aux biens, la Guadeloupe détient le taux le plus élevé de cambriolages à l’échelle nationale et la plus forte progression des vols avec violence.

 

Une analyse plus fine des chiffres permet d’observer que les phénomènes de violence ne se réduisent pas à la seule problématique de la délinquance des jeunes. Nous constatons que même si la délinquance des jeunes devient, elle aussi, très préoccupante, en raison du taux très élevé de progression de la délinquance des mineurs (environ 4% par an) et de l’explosion des phénomènes de gangs, elle est loin d’expliquer, à elle seule, de tels taux de violence. Il n’y a donc pas lieu de stigmatiser une partie de notre jeunesse qui est déjà en mal de repères.

 

Cette violence, nous devons l’analyser au mieux pour la comprendre et mieux la traiter.

 

Nous devons faire la part de ce qui est le lot de toutes les sociétés modernes qui, à des degrés divers, sont confrontées aujourd’hui à une augmentation ou à une persistance des faits de violence.

 

Et nous devons tenter de mesurer ce qui nous est spécifique.

 

Bien sûr, nous avons connu sur cette terre de Guadeloupe une histoire troublée avec des violences fondatrices (l’esclavage, la colonisation, les luttes sociales,…).

 

Certes, nous connaissons aussi une situation sociale difficile avec un chômage qui atteint presque 25%, alors que celui de l’Hexagone s’est stabilisé à 9%.

 

Notre taux de chômage des jeunes, qui avoisine les 60%, reste le plus élevé d’Europe.

 

Notre taux d’illettrisme atteint 25% (contre 9% dans l’Hexagone). 50% des Guadeloupéens ne touchent pas plus de 950 € par mois. Et les inégalités ne cessent de se creuser.

 

A ces inégalités sociales s’ajoute une crise morale de la famille et de l’école que nous ne pouvons plus nier. Les liens sociaux se délitent. La transmission des valeurs familiales, sociales et morales est en déliquescence.

 

Mais, face à cette violence, il y a les réponses de l’Etat qu’il n’est pas question ici d’analyser sans nuance, mais que nous devons malgré tout examiner.

 

L’actuel président de la République a imprimé sa marque depuis bientôt 10 ans sur ce champ politique, d’abord comme ministre de l’Intérieur, avant d’accéder à l’Elysée. C’est donc une seule et même logique qui est à l’œuvre, dans la continuité, depuis une décennie. Et il faut reconnaître, à l’instar de la Cour des comptes dans son rapport public sur « L’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » publié en juillet dernier, que « les résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance ont été contrastés ».

 

S’appuyant pourtant sur les chiffres et les données communiquées par le ministère de l’Intérieur lui-même, les constats effectués au niveau national par les magistrats de la Cour des comptes rejoignent en grande partie ceux que font depuis des années de nombreux chercheurs et spécialistes.

 

Parmi les plus significatifs figurent :

 

-       le manque de fiabilité des statistiques, faussées par des indicateurs bien trop hétérogènes  et par la politique du chiffre encouragée par la hiérarchie policière ;

 

-       et la baisse tendancielle des effectifs de police et de gendarmerie qui ont payé un très lourd tribut à la révision générale des politiques publiques.

 

En Guadeloupe, cette baisse des moyens, aussi bien humains que matériels, est criante. Les syndicats de policiers qui ont été auditionnés nous ont fait part de leur désarroi face à l’ampleur de la tâche qu’ils ont à accomplir, alors qu’ils sombrent dans le même temps dans une forme de « clochardisation ».

 

Aujourd’hui, pour la police, se posent très concrètement des problèmes de parc automobile ou encore des difficultés d’approvisionnement en carburant !

 

C’est difficilement imaginable, mais c’est pourtant la réalité. Et rien ne semble indiquer une prise de conscience du gouvernement face à cette détérioration des moyens consacrés à la lutte contre la délinquance.

 

En effet, la presse se fait l’écho depuis quelques jours des conclusions d’un rapport confidentiel d’une mission commandée par le ministère de l’Intérieur et de l’Outre-mer sur les moyens de lutte contre la délinquance dans les départements d’Outre-mer. Selon les conclusions publiées de ce rapport, il semble que soit à l’étude la fermeture des commissariats de police de Basse-Terre et de Capesterre Belle Eau dans le cadre d’un transfert de ces deux territoires en zone gendarmerie, et d’un transfert en zone police de la ville de Baie-Mahault.

 

Il semble également, toujours selon ce rapport, qu’il soit envisagé des formes de coproductions entre la sécurité publique et les sociétés privées de sécurité, comme si une forme de privatisation pourrait être encouragée pour permettre à l’Etat de faire encore de substantielles économies.

 

Si ces propositions étaient avérées, elles seraient évidemment inadmissibles et surtout indéfendables. Je veux croire qu’il ne s’agit là que d’un rapport d’étape et, après l’avoir lu, j’écouterai avec attention les explications que ne manquera pas de fournir le représentant de l’Etat face à ces révélations. Mais, il aurait été opportun de pouvoir discuter de cela ici avec lui, voire avec la ministre de l’Outremer, notre collègue conseillère régionale qui aurait pu, elle aussi, être parmi nous pour défendre son action et sa vision.

 

En tout cas, nous élus, nous devons donc, c’est une évidence, continuer à peser pour que cette politique change. Jean-Jacques URVOAS, notre grand témoin, qui est un parlementaire spécialiste de longue date des questions de sécurité, ne manquera pas de nous livrer ses analyses, ses réflexions et ses propositions. Même si l’on sait évidemment d’où il parle, il versera au débat des propositions choc que je crois utile d’écouter et de discuter, car elles sont des pistes sérieuses pour une politique alternative.

 

Mais, par-delà les compétences de l’Etat, nous avons nous aussi à agir pour ne plus osciller entre fatalisme et colère, et pour résolument croire que nous pouvons mieux vivre ensemble dans une société plus apaisée.

 

Nous avons à agir en tant qu’élus, mais d’abord nous avons tous à agir en tant que citoyens, pères et mères de famille, comme patron, comme employé, comme individus.

 

C’est rien moins qu’un sursaut moral que nous devons obtenir au plus vite.

 

Comme pour nombre des difficultés de notre société, une part importante des solutions se trouvent en nous-mêmes.

 

Nous devons tout faire pour restituer la fonction symbolique des instituions sociales, et prioritairement celle de la famille et de l’école.

 

Il nous faut retisser le lien social distendu, réintroduire plus de proximité dans nos politiques publiques, évaluer l’efficacité des mesures en place, et évidemment donner les moyens humains et matériels nécessaires, notamment à ceux qui sont censés nous protéger.

 

Des propositions, nous en ferons à l’issue de ce Congrès. Car nous sommes là, certes pour échanger, mais aussi pour décider.

 

La parole des socioprofessionnels recueillie dans le rapport de 233 pages qui vous a été remis a représenté pour nous un véritable outil de travail. C’est la base d’une réflexion enrichie des remontées de terrain, des observations des acteurs même de la lutte contre la délinquance dans notre pays. C’est la parole de ceux qui au quotidien pensent et mettent en place des actions visant à prévenir la délinquance, à lutter contre les phénomènes de violence, à accompagner les victimes ou les auteurs, à proposer des solutions de réinsertions aux plus vulnérables, à protéger nos enfants, etc.

 

C’est en somme la parole que ceux qui nous permettent de vivre plus en sécurité en Guadeloupe. Elle mérite non seulement d’être entendue, mais elle mérite aussi d’être étudiée et valorisée dans le cadre de nos travaux.

 

J’ai évidemment entendu qu’une phrase de ce rapport extraite de son contexte a pu choquer certains. Je tiens donc à redire que ce rapport est une synthèse des auditions. Il n’exprime donc pas l’opinion de cette assemblée ou de la Région Guadeloupe, ni de son président, ni d’aucun de ses élus.

 

Cette phrase qui fait beaucoup parler et qui a ému est à la page 12 du rapport. Elle dit : « Deux autres tentatives de catégorisation de la délinquance doivent être mentionnées : la première se base sur une analyse psychologique des auteurs (…). La seconde porte sur la dimension ethnique, ce qui est à l’opposé de la tradition républicaine, mais s’avère, à bien des égards, éclairante : la majorité des crimes et des délits est commise par des guadeloupéens d’ascendance africaine, ce qui pose la question de la définition identitaire et communautaire de ce territoire. »

 

Cette phrase de synthèse retranscrit, il me semble plutôt fidèlement, les propos de l’une des personnalités qualifiées auditionnées lors de nos travaux préparatoires et qui est d’ailleurs présente ici ce matin.

 

Ce propos postule, selon sa transcription complète, que le questionnement identitaire non traité, mal réglé, est générateur de violence et que cette forme de violence s’observe au sein d’une partie de la population guadeloupéenne.

 

Cette approche, on pourra évidemment la discuter, voire la contester dans le débat. Elle se présente malgré tout comme une dimension de la recherche qu’aucune police de la pensée ne devrait tenter de censurer dès lors qu’elle respecte les valeurs républicaines.

 

Les accusations de racisme qui ont été portées au détour de cette phrase me paraissent en tout cas totalement hors de propos et je ne crois pas avoir à me justifier, ayant toute ma vie combattu avec force toute forme de racisme.

 

Gaëlle COMPER, qui est docteur en droit, criminologue et spécialiste des questions de sécurité en Guadeloupe, aura l’occasion, au cours de ce congrès, d’expliciter sa réflexion à ce sujet, lors de son intervention.

 

Les projets de résolutions qui vous seront soumis sont directement issus de l’analyse de toutes les pistes proposées par ces acteurs de terrain. L’idée est que les solutions proposées lors de ce congrès soient ancrées dans la réalité et répondent à de vrais besoins de ceux qui agissent au quotidien sur ces questions.

 

Nous vous proposerons des résolutions qui entrent pleinement dans le champ de compétences de nos collectivités, Région, Département, Communes.

 

Ainsi, nous proposerons de nous impliquer davantage dans l’accompagnement des familles en demandant par exemple aux communes de mettre en place dans toutes les communes de Guadeloupe un Conseil des droits et devoirs des familles. Nous proposerons également de soutenir l’association Maison de la médiation dans son action et de participer au financement du Conseil guadeloupéen de la parentalité.

 

En outre, nous proposerons dans une autre résolution de soutenir les actions de prévention, de lutte contre la délinquance et d’accompagnement des victimes et des auteurs. Cela pourra passer, notamment, par la consolidation des « équipes de rue » qui sont de la compétence du Conseil général et de l’Etat. Et la Région proposera, pour sa part, de financer l’acquisition de quatre véhicules pour la Police nationale.

 

Dans une autre résolution relative à la prévention de la récidive, la Région Guadeloupe étoffera particulièrement son offre d’aides à la formation et de dispositifs d’insertion à destination des sortants de prison et des personnes sous main de justice. Par cet accompagnement, nous devons parvenir à briser cette fatalité qui conduit de trop nombreux sortants de prison à y retourner à brève échéance.

 

Enfin, une résolution s’adressera directement à l’Etat afin qu’il réinvestisse pleinement sa mission de sécurité et de lutte contre la violence à travers, notamment, une augmentation des moyens humains et matériels, une meilleure cohérence dans l’organisation des services et la concrétisation des projets de construction du nouveau tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre et de la maison d’arrêt de Basse-Terre. Nous proposerons également, comme le font les syndicats de police, que l’agglomération pointoise soit classée en « zone police difficile ». Enfin, nous pourrons demander à ce que soit appliqué chez nous, dans une déclinaison adaptée à nos réalités , le plan « 4 moyens et 50 mesures pour prévenir la délinquance et aider les victimes » porté par le Comité interministériel de prévention de la délinquance.

 

Pour notre part, si ces résolutions sont votées en l’état, ce n’est pas moins d’1,5 million d’euros que la collectivité régionale mettra au service d’un véritable plan de prévention et de lutte contre la délinquance, qui je l’espère, sera initié par ce congrès à l’initiative de l’ensemble des élus de la Guadeloupe.

 

Indépendamment des mesures actées lors de ce Congrès, nous continuerons notre réflexion sur ces problématiques et nous concrétiserons d’autres propositions. Je pense notamment à la création d’un Observatoire régional de la délinquance, que nous pourrons créer en partenariat avec l’Université et peut-être le CNRS afin de disposer chez nous des ressources documentaires et statistiques nous permettant d’affiner notre connaissance des phénomènes de violence et de délinquance. Cet observatoire pourra mener des enquêtes de victimation afin de mieux appréhender les crimes et les délits qui sont mal ou pas du tout répertoriés.

 

J’ai commencé mon propos par une gravité bien compréhensible au regard des enjeux. Je tiens néanmoins à l’achever en vous disant que la détermination que je perçois ici est la source d’un réel espoir de changement.

 

Nous n’avons pas le droit d’abdiquer, ni de nous résigner à cette violence endémique que nous connaissons.

 

La Guadeloupe, je le dis et nous le savons tous, ne se réduit pas à ces faits divers tragiques. Nous ne sommes pas un coupe-gorge où chacun risque sa vie à tout moment. Et nous ne voulons pas le devenir.

 

Qui sait ici que dans une île voisine de la nôtre, Trinidad et Tobago pour la nommer, que nous accueillons cette semaine comme invité d’honneur de notre Gwadloup’ Festival, oui, qui sait que cet Etat indépendant et souverain vit depuis le mois d’août sous un régime de couvre feu et d’état d’urgence pour lutter contre la criminalité ?

 

Qui sait que ce couvre-feu est instauré de 23h à 4h du matin, que les pouvoirs de la police et de l’armée ont été renforcés en matière de lutte contre la criminalité (arrestation, perquisition et détention) ?

 

Qui sait que les personnes ayant des raisons impératives de se déplacer la nuit pendant ce couvre-feu doivent demander l’autorisation auprès du commissariat de leur domicile ?

 

Je veux croire que nous trouverons toujours les ressources, la force et la cohésion de ne jamais avoir à en arriver à un tel stade.

 

C’est tout le sens de ce Congrès : qu’il place chacun devant ses responsabilités car, en la matière, je le répète, une grande part des solutions est en nous, en particulier dans un respect restauré de la personne humaine, de la vie.

 

La violence est consubstantielle à toute vie en société et elle constitue le fondement même de la nécessité de l’organiser. 

 

Chacun est en droit d’aspirer à prospérer au sein d’une société apaisée, et chacun est en droit d’exiger de cette société une protection contre toutes formes d’agressions. La protection des personnes et des biens s’impose donc comme une préoccupation sociale de base. Elle est le fondement de toutes les formes de développement.

 

En réalité le besoin de sécurité n’est qu’une expression de « l’être ensemble » et une nécessité du « vivre ensemble ».

 

Comme l’a admirablement formulé Gandhi : « si tu veux le changement, sois le changement ».

 

Je vous remercie.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:25

INDISCRETIONS
Victorin
Victorin Lurel va recevoir, aujourd'hui, le commissaire chargé de la politique régionale à la Commission européenne, Johannes Hahn. Il lui fera visiter la Grivelière, joyau patrimonial, classé monument de France, dont la Région assure une restauration et un entretien de tous les instants, avec l'association Verte Vallée, depuis de longues années. « Cette ancienne habitation, propriété de la collectivité régionale, est animée par l’association Verte Vallée. Elle accueille chaque année, explique l'invitation à la presse, une cinquantaine de personnes au sein de chantiers d’insertion par l’activité économique, qui bénéficient du Fonds Social Européen et de financements régionaux. » Bien. Mais combien de visiteurs accueille-t-elle ? C'est cela qui fait l'intérêt de ce type de structure touristique !

Joël
Joël Kichenin, chef cuisinier de référence, a été sélectionné pour représenter la Guadeloupe en tant que chef pour réaliser des menus pendant une semaine en Louisiane... L'occasion pour lui de placer ses étudiants (il donne des cours à l'UAG) pour des stages à l'extérieur !

Ferdy
Ferdy Louisy, maire de Goyave, est aussi président du Parc national de la Guadeloupe. Il travaille effectivement (ce n'est pas une fonction honorifique) pour développer les activités dans le parc, offrir aux visiteurs une belle vitrine de la faune et la flore naturelles locales. Parmi ses soucis, il y a l'accès aux chutes du Carbet, l'un des lieux les plus emblématiques de l'archipel. Les techniciens se battent après les grandes pluies annuelles pour que les éboulements et autres glissements de terrains fréquents soient contournés et que les visiteurs puissent profiter des chutes en touteb sécurité. Sauf qu'il faut trouver le moyen de concilier préservation de la nature ets écurité. Et qu'on n'y est pas encore arrivé !

Nina
Nina Vilus, productrice et réalisatrice guadeloupéenne, gérante de la société Art & Vision, qui a fait Trou d’air, un court-métrage sélectionné au Short film Corner du Festival de Cannes 2010, est en recherche de fonds pour réaliser un autre fiilm, Vivre. C'est un projet de court-métrage écrit par la réalisatrice martiniquaise Maharaki. Un projet d'envergure qui implique une coproduction entre Art & Vision et Rock Rose, de la Martinique. Le tournage aura lieu en 2012 en Guadeloupe, Martinique et Barbade. Nina a lancé un appel pour une levée de fonds sur http://www.indiegogo.com/vivre.
André-Jean VIDAL

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:24

INDISCRETIONS
Marie-Luce
Ça y est, enfin, après une semaine de cogitations, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, va se rendre à la Réunion, où les habitants vivent une véritable catastrophe : l'incendie des centaines d'hectares d'un site remarquable, le Maïdo, dans les hauteurs de Saint-Paul, inscrit au patrimoine de l'Humanité. Pour ce faire, elle laisse tomber son voyage aux Antilles et les quelques rencontres qu'elle devait y faire à la suite d'un commissaire européen en goguette, Johannes Hahn, commissaire européen en charge de la politique régionale...

Claude
Ouf, la Réunion est sauvée ! Alors que le feu est en train de s'éteindre, Claude Guéant, ministre de l'Intéieur, a décidé d'envoyer deux avions spécialisés dans la lutte contre l'incendie de masse dans l'Océan indien. Ces avions bombardiers Dash 8-400 sont partis du sud de la France et devraient être opérationnels... samedi ! A noter que ces deux avions étaient attendus déjà depuis une semaine, depuis que les élus de l'île avaient en vain appelé au secours. Mais que le ministre hésitait.. sans doute échaudé par un précédent : l'an dernier, l'avion expédié était tombé en panne !..

Victorin
S'il y en a un qui se frotte les mains, c'est Victorin Lurel, qui saute derrière les micros et s'agite devant les scripteurs, pour faire savoir qu'il est furieux de la molesse du Gouvernement de François Fillon pour traiter le problème réunionais. « Je regrette les réactions à contretemps du gouvernement en général et de la ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, en particulier, au moment où la Réunion connaît un dramatique incendie et tandis qu’une grave crise sociale se poursuit à Mayotte. » Oui, mais là, il n'y a rien de nouveau !

Victorin 2
« Comme presque à chaque situation de crise, le ministère de l’Outre-mer a réagi bien tardivement à la progression de l’incendie à la Réunion, sans pour autant prendre la réelle mesure du drame, comme l’ont déploré les élus et la population de la Réunion », a observé le député de la Guadeloupe, porte-parole de François Hollande, candidat à la présidentielle pour l'Outre-mer. Bah, c'est de bonne guerre !

Félix
Un Guadeloupéen se bat en ce moment, à la Réunion, à la tête de près de 800 soldats du feu. C'est Félix Anthénor-Habazac, ancien directeur adjoint du SDIS de la Guadeloupe, actuellement directeur adjoint du SDIS de la Réunion. L'an dernier, déjà, il avait conduit les opérations pour éteindre un précédent incendie du Maïdo.
André-Jean VIDAL

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:24

INDISCRÉTIONS
Florent
Beau coup de pub pour une maison d'édition locale ! L'exposition Mémoires de l'esclavage, les cases de Caraïbéditions vient de commencer à la Cité Internationale de la BD d'Angoulème. Claudy Siar, le délégué interministériel, était présent dans le cadre de cette année de l'Outre-Mer. Caraïbéditions est le premier éditeur des DOM-TOM, et un des rares éditeurs régionaux européens, à faire l'objet d'une exposition sur ses publications dans ce temple européen de la BD. L'exposition qui comprend une soixantaine d'originaux présente essentiellement l'œuvre de Serge Diantantu, auteur maison, et fait également un focus sur les autres publications de Caraïbéditions. Bien joué !

René
René Noël, président de l'Association des maires de Guadeloupe, ne lâche pas la main ! Il bosse. Là, il va réunir ses mandants aujourd'hui, à Vieux-Habitants, pour rpésenter une opération un fruit pour la rentrée. Une banane ? Mais aussi tirer les leçons du séisme d'Haïti, au regard du fait que nous avons de nombreux établissements publics... hors norme ! Et puis, il va avec eux choisir ceux qui interviendront au Congrès des maires de France. Pas question d'aller là-bas pour dire... des bourdes ! Prudent, prudent, René Noël...

Patrick, Jacques, Louis...
Lors de la dernière réunion du conseil municipal pointois, il y a eu une scénette amusante : Patrick Dollin, conseiller municipal, a tenu à répondre à son collègue Louis Dessout qui aurait parlé de « chat en sac », affirmant que ni lui-même, ni ses collègues ne sont « des bénis oui-oui » et que quand le maire présente un dossier au conseil, « c’est le résultat d’un travail d’équipe et de discussions, parfois plus âpres que celles du conseil, au point que certains dossiers qui n’ont pas l’adhésion de l’équipe sont retirés de l’ordre du jour ». Jacques Bangou a calmé le jeu en estimant que les propos de M. Dessout ne suggéraient rien de cela et qu’il n’y avait pas lieu de faire de polémique. Patrick Dollin a présenté ses excuses à son collègue Louis Dessout. Qu'est-ce qu'on rigole !..

Victorin
Victorin Lurel, à Sainte-Lucie, a porté la bonne parole au cours d'une réunion d'Interreg IV. Il s'agissait du suivi et de la sélection des projets carïbes. Le président de la Région, en tant qu'autorité de gestion, a assisté à ces réunions de travail délocalisées exceptionnellement. Favoriser la croissance et l’emploi par l’innovation et l’économie de la connaissance, renforcer l’attractivité par le désenclavement et la connectivité des territoires sont les leit-motiv de ces travaux. Du concret, quoi !
André-Jean VIDAL

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 19:23

INDISCRÉTIONS
Marie-Luce et Victorin
Ça chauffe à l'Assemblée ! Les députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche sont furieux. Ils mettent en cause la réaction du président UMP de la Commission des Lois qui a empêché l’examen des crédits de l’outre-mer en commission mercredi dernier, en soirée. Prétextant un retard de quelques minutes de la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, qui devait présenter les crédits de son ministère, le président a levé la séance sans qu’aucun débat ait pu avoir lieu. Victorin Lurel : « L’opposition a été empêchée d’exprimer son point de vue et de manifester sa solidarité envers, notamment, nos compatriotes de Mayotte ». Avant de dénoncer un coup tordu...

Marie Paule
Marie-Paule Romana, présidente de GTV, fêtait son anniversaire, mercredi, dans un restaurant de Bas-du-Fort, en compagnie de quelques amis. Un peu de baume au cœur et de chaude sympathie pour Mme Romana en pleine période de turbulences pour sa chaîne de télévision locale (voir par ailleurs). Les bulles de champagne, ça rend joyeux ! Pour certains, ça fait pleurer aussi...

Ary
Ary Chalus va tenir une réunion informelle avec la presse locale et des intervenants choisis, samedi matin, sur le site de la friche industrielle du bord de mer. Le maire de Baie-Mahault veut parler. Des sénatoriales, des grands projets de société, de la crise économique. Mais aussi de l'organisation du débat sur le grand projet de société cher à Jacques Gillot, sur les congrès... et sur son positionnement lors des prochaines échéances électorales.
On y vient !

Victorin
La Région Guadeloupe, « consciente de l’enjeu de développement pour l’agglomération pointoise et pour les milliers de familles qui y résident », apporte une contribution financière de 30 millions d’euros, mobilisée par tranches jusqu’en 2015, ceci pour la rénovation pointoise. Mais, compte tenu du coût de la démolition de certaines zones habitées, de la reconstruction au normes sismiques de bâtiments, il faudrait... dix fois plus. Mais, que fait l'Etat ? Les fonds propres de la ville, faut pas y compter...

Jean-Luc
Jean-Luc Mélenchon, dont le mépris pour les journalistes n'est plus à démontrer (il sait très bien faire cela tout seul, il lui suffit d'ouvrir sa bouche), fait savoir qu'il sera chez nous du 19 au 23 décembre, dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République. Mouais...
André-Jean VIDAL

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:39

INDISCRETIONS
Oleg
Oleg Baccovich, directeur régional de Canal +/Canalsat, vient d'installer une antenne en Haiti. En lisant Le Nouvelliste, journal de Port au Prince, on apprend que « Canalsat Haïti présente une vitrine superbe, avec écrans plats, images haute définition, son dolby stéréo, terminaux numériques et transcodeurs qui épousent le décor imprégné d'architecture moderne. » Jean-Max Chauvet et Réginald Baker, associés de Canal, patrons d'Emitel, premier distributeur caribéen de télévision, premier diffuseur de chaînes francophones, seront les mèt a manniok du système en Haïti. Chapeau !

Victorin
Victorin Lurel, président de région, veut installer en Guadeloupe l’Université régionale des métiers et de l’artisanat. Avec une surface de plus de 6 500 mètres carrés, cette structure  pourra accueillir jusqu’à 825 apprentis et proposera des formations allant du niveau CAP au BTS, en métiers de la bouche, hygiène, services à la personne. Fin des travaux prévus en janvier 2012.

Félix
Félix Desplan, tout jeune sénateur, est à la tâche. Il a fait une intervention en séance publique, dans le cadre de la discussion générale sur une proposition de loi adoptée à l’Assemblée Nationale selon une procédure d’urgence par la majorité gouvernementale, visant à instaurer un service citoyen pour les mineurs délinquants (centres EPIDe). Il a rappelé que la jeunesse guadeloupéenne a besoin de structures adaptées à l’accueil et au suivi des mineurs délinquants. « Les centres EPIDe seraient donc les bienvenus pour accueillir tous ces jeunes en situation de détresse sociale. »  Il a néanmoins voté contre !

Marie-Luce
Marie-Luce Penchard a détaillé, hier, lors d'un conseil des ministres essentiellement consacré à l'Outre-mer, les 137 mesures annoncées le 6 novembre 2009, par le président de la République dans le cadre d'un plan de modernisation des Outre-Mers, à l'occasion du premier Conseil interministériel de l'Outre-Mer (Ciom). Il semblerait qu'elles soient effectivement appliquées. Enfin !

Jean-Pierre
Dans l’ordre protocolaire, ce n’est pas le président du Sénat qui figure en deuxième position mais le Premier ministre conformément au décret 89-655 de septembre 1989. Jean-Pierre Bel, qui remplacerait le président de la République en cas d'empêchement (décès, démission, etc.), est donc le troisième personnage politique d'autorité en France... après François Fillon, Premier ministre. Sauf qu'en qualité de président du Sénat, fort de sa majorité, il peut tacler allègrement tous les projets de loi présentés par le Premier ministre. Comme quoi, l'ordre protocolaire...

Gugusses
On entend régulièrement à la radio que les socialistes ont organisé leurs primaires. Qu'il y aura des candidats du centre pour brouiller le jeu des présidentielles. C'est impropre. En fait, les socialistes ont organsié une primaire à deux tours. De même que s'il y a des cantonales, des municipales, des légistlatives, c'est qu'il s'agit d'élire plusieurs personnes. Il n'y a qu'une présidentielle puisqu'il s'agit d'élire un président. Une primaire est passée, une présidentielle est à venir.
André-Jean VIDAL

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:39

INDISCRETIONS
Richard
Richard Poitou, du comité du Parti progressiste démocratique guadeloupéen, a de la suite dans les idées. « La dégradation du contexte économique et social et la demande croissante d'éducation, font porter sur les collectivités territoriales des responsabilités nouvelles. Plus que jamais, cette période de crise appelle une politique éducative ambitieuse qui mobilise l'engagement des acteurs, développe les initiatives et construise de la confiance en mettant au coeur de ses choix la réussite de tous les jeunes... » Bref, il se propose, avec son ami Marcelin Chingan, lui aussi, de réenchanter le rêve, comme François Hollande !.

Eric
Les Abymes, terre de culture, terroir de traditions populaires. Aux Abymes, Eric Jalton, député de la circonscription et maire, va donner un bal. Pas un bal gran moun, un bal tout simplement. Animé par l'orchestre Jeunesse, ce grand bal du 19 novembre est celui de la Frapp, le parti politique de M. Jalton. C'est sympa, non ? A-t-il pensé à inviter MM. Jacques Gillot et Victorin Lurel pour qu'ils ouvrent le bal ?

Jean
Jean Girard dans Sans langue de bois, sur RCI, lundi dernier. « L'évolution insitutionnelle est une espèce de serpent qui tourne et qui mord sa queue. Je ne crois pas qu'il y aura un débat sérieux pour poser la question des institutions guadeloupéennes. A chaque fois que nous devons aller vers ces débats, il y a toujours une élection. On nous dira d'attendre parce qu'il y a les élections présidentielles, puis législatives. »

Jean 2
Le projet guadeloupéen ? « Je sais déjà ce qui va se passer et je n'y crois plus », a affirmé Jean Girard. Petit coup de griffe à Mémé Hernandez en passant : « On a fait un congrès, une grande messe solennelle avec curé, pasteur et monseigneur - (Les journées de l'eau - NDLR) pour pouvoir régler le problème de l'eau. On n'a toujours pas réglé ce problème ».

Victorin
Toto était hier chez TIG, à Jarry, société spécialisée dans l'aluminium appliqué aux industries nautiques. Il était accompagné par Jean-François Fountain, président de la Fédération des industries nautiques. Tig fait des docks flottants. La Région relance ses envies de développement des activités nautiques dans l'archipel.
André-Jean VIDAL

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